Photo: TC Media - Archives L'école De la Petite-Bourgogne a une capacité d'accueil de 450 élèves. Ils seront autour de 440 pour l'année 2016-2017.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décidé de ne pas resoumettre cette année son projet d’agrandissement de l’école De la Petite-Bourgogne, refusé l’an dernier par le ministère de l’Éducation.

Évalué à 4,3 M$, il prévoyait l’ajout de sept classes dans l’établissement primaire situé sur la rue des Seigneurs, le plus près de Griffintown, un quartier en développement où il n’y a pas d’école publique.

«Ça ne veut pas dire qu’à long terme nous n’allons pas redéposer un projet, indique la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon. Mais en ce moment, il y a encore de la place.»

L’école a une capacité d’accueil de 450 élèves. Ils seront autour de 440 pour l’année 2016-2017.

Mme Harel Bourdon mentionne que seulement cinq projets d’agrandissement sur la dizaine présentés l’an dernier par la CSDM ont été acceptés par Québec. Elle rappelle que le gouvernement priorise l’ajout d’espace dans des établissements qui débordent.

«Dans le Sud-Ouest il reste de l’espace», note la présidente. Outre De la Petite-Bourgogne, les écoles Jeanne-LeBer et Charles-Lemoyne, situées aussi près de Griffintown, n’ont pas atteint leur pleine capacité.

Pas de terrain
La commissaire scolaire du Sud-Ouest, Violaine Cousineau, déplore la décision de la CSDM. «J’espère que le dossier sera présenté de façon prioritaire l’an prochain. On sait que c’est dans cette école qu’on peut recevoir les enfants de Griffintown», rappelle-t-elle. La commissaire insiste sur l’importance d’offrir aux familles une école à proximité de ce quartier qui connaît un boom immobilier.

«Je crois que la décision de ne pas agrandir l’école De la Petite-Bourgogne est la bonne, en espérant voir un projet plus intéressant dans le quartier», commente pour sa part Isabelle Roy, membre du comité de parents Pour une école primaire à Griffintown, qui milite pour l’implantation d’un établissement dans ce secteur.

«Nous n’avons pas de terrain», souligne Catherine Harel Bourdon. Tout ce que la CSDM possède dans le quartier, c’est un lot d’à peine 112 mètres carrés à l’angle des rues Ottawa et Eleanor, la construction d’une école est donc difficilement envisageable.

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