Le projet de recyclage à des fins communautaires du bâtiment 7 abandonné depuis 2003 prend forme. Une partie des anciens ateliers du CN, dans Pointe-Saint-Charles, abritera une microbrasserie, des ateliers pour s’initier au travail du bois ou du métal, mais surtout un magasin général.

«Il offrira des denrées de première nécessité, qui sont rares dans cette partie du quartier considérée comme un désert alimentaire», note Gabrielle Gérin, présidente du conseil d’administration du Collectif 7 à Nous.

L’organisme qui réunit des citoyens ainsi que des organismes travaille depuis sept ans en vue de l’ouverture en janvier 2018. Il a remporté récemment le premier prix dans la catégorie «Économie sociale» du concours entrepreneurial Propulse ton GSO de PME MTL Grand Sud-Ouest.

Le bâtiment de deux étages situé à l’angle des rues Le Ber et Sainte-Madeleine totalise une superficie de 8550 mètres carrés. «Évaluée à 4 M$, la première des quatre phases de sa réhabilitation sera complétée dans un an», indique Judith Cayer, chargée de projet.

Les premières installations occuperont une superficie de 1860 mètres carrés.

Les aménagements incluent une place publique à l’avant du bâtiment, une ruelle verte et bleue ainsi que des jardins collectifs.

CPE et maison de naissance
La seconde phase du projet, dont la réalisation est prévue en 2018-2019, prendra la forme d’un pôle famille-santé.

«Il y aura notamment un CPE de 80 places, une maison de naissance et des groupes de santé alternative», précise Judith Cayer.

Un pôle alimentaire comprenant une serre, une cuisine et possiblement des animaux de ferme doit ensuite voir le jour en 2020. «Il y aura un vrai cycle alimentaire avec la production, la transformation, la distribution et la gestion des déchets. Ça ne s’est pas encore vu à Montréal», signale Mme Cayer.

L’organisme Quartier Éphémère-Fonderie Darling prendra en charge la transformation de la dernière section de l’immeuble pour en faire un lieu dédié à l’art contemporain.

Étape préliminaire
Le bâtiment a été construit entre 1925 et 1950. Laissé à l’abandon depuis treize ans, il a été totalement négligé. La brique s’est détachée à plusieurs endroits, le toit coule, les infiltrations d’eau sont nombreuses.

La phase initiale consiste donc à consolider l’ensemble de l’édifice. Les travaux de réparation de la toiture vont débuter le 5 décembre.

Les ouvriers s’attaqueront ensuite à la maçonnerie et au dégarnissage du bâtiment.

«Nous conservons la coquille et refaisons l’intérieur», résume Gabrielle Gérin.

Ces travaux de réfection doivent être complétés d’ici l’été prochain. L’aménagement intérieur pourra alors commencer.

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