(Photo: TC Media - Justine Gravel) La Maison Répit Oasis rejoint plus de 70 familles à travers Montréal, avec une liste d'attente de trois ans.

Après plusieurs mois à tenter de trouver les fonds nécessaires pour reprendre ses activités, la Maison Répit Oasis est parvenue à se relocaliser sur la rue Cardinal, dans Côte-Saint-Paul, grâce notamment aux dons de la Caisse Desjardins du Sud-Ouest et des Sœurs Sainte-Anne.

«Nous avons aussi fait la demande pour quatre subventions, que nous avons réussi à obtenir», souligne Jeannine Cusson, présidente du conseil d’administration. Des parents, clients de l’organisme, ont également apporté leur soutien en amassant de l’argent tout comme des organismes communautaires du secteur.

Malgré que la nouvelle maison soit plus petite que la précédente, pouvant accueillir depuis le début août la moitié moins de personnes, les intervenantes sont particulièrement heureuses de pouvoir aider les familles vivant avec des enfants déficients ou autistes, en leur offrant un moment de répit.

«Nous avons dû quitter les lieux à la mi-juin, mais nous ne voulions pas couper complètement les ponts avec nos clients, donc nous avons offert certains nos services à domicile, précise Mme Cusson. C’était une solution de rechange, mais maintenant, on est reparti et on a beaucoup d’espoir que ça se poursuive».

L’Envolée, un programme de stimulation précoce pour les enfants de 0 à 5 ans ayant un retard global de développement, a aussi repris. Chaque semaine, plus de 40 enfants sont pris en charge par les éducatrices spécialisées.

Nouvelles installations
Les locaux étant installés sur la rue Holy Cross depuis 23 ans, un déménagement dans le même secteur était donc souhaité. «Côté financement, si on changeait de quartier, on cessait de recevoir des subventions pour le programme L’Envolée», souligne Mme Cusson, qui réside aussi dans Saint-Paul-Émard.

Elle voulait également rester dans le coin puisqu’une grande partie de la clientèle, majoritairement de classe défavorisée, habite le Sud-Ouest. «Nous sommes les seuls à offrir des tarifs aussi bas», ajoute celle qui est bénévole pour l’organisme depuis cinq ans.

Bien que les sommes recueillies ont suffi pour prendre un nouveau départ, le loyer est assez dispendieux. «À 1450$ par mois, il est nécessaire d’avoir plus d’argent pour simplement poursuivre nos activités, nous continuons donc à solliciter l’aide du public», ajoute-t-elle.

Fermeture
Les employés ont appris fin février que le conseil d’administration avait pris la décision de fermer l’établissement, les coffres étant à sec. «Comme la Fondation Lamarre ne nous aidait plus, nous n’avions plus les moyens de rester dans notre ancien local», indique la présidente.

Le personnel a donc dû agir rapidement et a décidé de renverser le conseil afin d’en élire un nouveau.

Les sept nouveaux membres ont fait des pieds et des mains pour tenter de redémarrer les subventions, récolter des dons et trouver un nouvel endroit où s’installer.

Une soirée d’inauguration aura lieu au printemps.

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