(Photo: Gracieuseté) Le projet du 1720, rue du Canal devrait être adopté au prochain conseil d'arrondissement, le 14 mai.

Un futur immeuble à bureaux, prévu en bordure du canal de Lachine, ne fait pas l’unanimité auprès d’un regroupement de citoyens qui demandent un réexamen du dossier par le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) du Sud-Ouest. Lors d’une audience publique, lundi soir, ils ont évoqué plusieurs préoccupations quant à l’implantation du bâtiment, son alignement et la conservation des arbres qui l’entourent.

La construction du projet du 1720, rue du Canal, mené par une filiale du Groupe Mach, doit débuter au cours des prochaines semaines sur le site présentement occupé par un ancien bâtiment de la raffinerie Redpath.

Le projet avait été préalablement autorisé en 2010, mais avait fait l’objet de modifications en 2012. Il avait ensuite été adopté par le CCU, sans que les nouveaux plans soient rendus publics.

«Nous avons eu accès aux plans de 2012 le 11 avril et c’est parce que nous l’avons demandé», souligne Louise Bédard, une résidente du Corticelli, un immeuble à condos voisin de la future bâtisse.

Elle déplore le manque de transparence du promoteur immobilier envers les résidents des alentours. Même son de cloche du côté d’un autre copropriétaire, Steven Steinwold. «Nous avons rencontré le développeur à la mi-mars et il nous a présenté les plans de 2010, en sachant très bien que ce n’était pas les bons», s’insurge-t-il.

Dans les plans de 2012, le projet du 1720, rue du Canal est situé à 11 m plus près du Corticelli. «Maintenant, la vue que je vais avoir de mon condo, c’est un mur. Ils n’ont pas rapproché le bâtiment d’un mètre ou deux, il est maintenant situé à carrément 6 m de notre immeuble», ajoute M. Steinwold.

Le regroupement du Corticelli demande à ce que la superficie du projet immobilier de six étages soit réduite et que le bâtiment soit reculé vers le sud, afin de suivre l’alignement des autres immeubles qui longent le canal.

Le directeur principal de la construction et de l’ingénierie pour le Groupe Mach, Simon Bérubé, qui était présent à l’assemblée publique, n’a pas voulu commenter la situation pour le moment.

Nature
Les résidents voisins craignent également qu’un projet d’une aussi grande envergure nuise à la santé des 25 arbres matures sur le terrain, dont sept érables de Norvège qui forment une allée en bordure de la rue Saint-Patrick.

À cet effet, Laurence Boisvert-Bilodeau, urbaniste à l’arrondissement du Sud-Ouest, assure que le Groupe Mach s’engage à prendre les mesures nécessaires pour protéger ces sept arbres pendant le chantier. «Nous allons nous assurer que cette exigence soit respectée avant de délivrer le permis», indique-t-elle.

Cette affirmation ne convainc toutefois pas certains résidents. «Je suis sûr que ces arbres seront coupés et que le Groupe Mach aura seulement droit à une amende. C’est impossible qu’ils restent en vie pendant un si gros chantier», soutient Martin Sulsky, résident du Corticelli.

Quant aux 18 autres arbres qui seront coupés pour la construction du bâtiment, ils seront remplacés par des nouveaux.

À la suite de l’assemblée publique, le conseiller de ville, Craig Sauvé, s’est engagé à prendre en considération les préoccupations des résidents et à en discuter avec les membres de la division de l’urbanisme.

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