(Photo: Gracieuseté - Mikaël Theimer) Thibault Carron est passionné par la photo depuis qu'il a reçu son premier appareil à l'âge de 9 ans.

Représenter le Quartier de l’innovation (QI) en dix clichés, c’est le pari qu’a décidé de relever Thibault Carron avec le projet Résidence de création – in situ. Le photographe connu pour Portraits de Montréal, l’adaptation Montréalaise du blogue Humans of New York, sillonnera le secteur délimité par les rues Atwater, McGill, René-Lévesque et le canal de Lachine afin d’en faire une exposition qui sera présentée tout l’été.

À la suite d’un appel de candidatures lancé par la Maison de la photo de Montréal, la Caisse Desjardins et le QI, M. Carron a été sélectionné parmi une quarantaine de personnes pour réaliser ce projet qui lui permettra de voir le Sud-Ouest sous un autre jour.

«Mon collègue de Portraits de Montréal, Mikaël Theimer, a fait l’expérience l’an dernier sur le Plateau Mont-Royal, c’est ce qui m’a donné envie de postuler, souligne-t-il. Et je trouvais encore mieux de faire ce projet dans un quartier que je ne connaissais pas afin de découvrir son histoire.»

Originaire de France, mais résident du Plateau Mont-Royal depuis les douze dernières années, le photographe avait déjà mis les pieds dans la Petite-Bourgogne alors qu’il y faisait du bénévolat, mais le reste du QI lui était encore méconnu.

«Ce que je trouve le plus intéressant c’est de voir des différences aussi frappantes dans un même quartier. D’un côté de la rue Notre-Dame, il y a des condos de luxe et de l’autre des HLM (habitations à loyer modique). Il y a aussi des restaurants huppés avec des valets à l’entrée qui sont situés juste en face de logements sociaux, c’est assez fou», fait remarquer M. Carron.

Ce dernier espère que ces différentes réalités pourront se voir à travers son projet photographique. «C’est certain que cette mixité peut créer des tensions, mais ce n’est pas nécessairement mauvais selon moi», ajoute-t-il.

Aide
Pour mener à terme son projet, une résidente de la Petite-Bourgogne depuis 25 ans, Luce Pellerin, a aidé M. Carron à démystifier le Sud-Ouest en l’accompagnant pendant quatre heures dans les rues de l’arrondissement.

«Je trouvais vraiment important qu’elle me montre les endroits-clés. J’aurais probablement passé à côté de plein de choses si j’avais fait le tour par moi-même, car j’aurais vu le quartier sous une facette plus touristique», renchérit-il.

Sa rencontre avec un archiviste de la Ville de Montréal lui a également permis de voir le secteur à travers des lunettes d’antan. À l’occasion de l’exposition du projet, qui sera présentée du 7 juin au 23 août au Centre culturel Georges-Vanier, des photos d’archives seront juxtaposées à ses clichés afin de montrer l’évolution du quartier au fil des décennies.

«Je vais donner mes photos à l’archiviste et ensuite, il va fouiller pour trouver des photos des mêmes endroits», précise le photographe, qui travaillait auparavant dans de grandes institutions financières.

Depuis ce changement de carrière il y a quatre ans, Thibault Carron vit de ses photographies. Il vient d’ailleurs d’être mandaté par le Sud-Ouest pour alimenter le compte Instagram de l’arrondissement tout l’été avec des portraits de résidents. Une version locale de Portraits de Montréal.

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