(Photo: Métro Média - Justine Gravel) Une trentaine de militants se sont rendus devant les bureaux du MTQ, lundi, pour obtenir davantage de détails au sujet de la dalle-parc.

Un an après le grand rassemblement de «La dalle-parc pour tous» qui avait réuni une centaine de personnes dans la cour Turcot, les militants ont poursuivi leurs actions devant les bureaux du ministère des Transports du Québec (MTQ), lundi. Ils souhaitent notamment que tous les partis provinciaux s’engagent à construire ce lien cyclable qui surplomberait l’A-20 dans leur prochain mandat en plus d’assumer l’entièreté des coûts qui y seront rattachés.

«Les choses ont beaucoup bougé cette dernière année. Nous avons eu un engagement du ministre des Transports, André Fortin, ce qui est un bon pas en avant, avance Tania Gonzalez, la responsable des transports au Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal. Par contre, il nous manque encore des précisions quant à l’échéancier et la somme qui sera investie.»

Pour la fondatrice du collectif Sauvons la Falaise et l’une des principales militantes de la dalle-parc, Lisa Mintz, le scénario idéal serait de commencer les consultations publiques dès maintenant. Il s’agit de la première étape à la réalisation du projet, selon le MTQ.

«Pourquoi attendre? Ça fait déjà un an qu’on attend, lance-t-elle. Nous demandons depuis plusieurs mois qu’une date soit planifiée et de nous dire sur quoi porteront les consultations précisément, mais ça n’évolue pas depuis avril».

Élections
Mme Mintz craint que les élections provinciales du 1er octobre retardent la réalisation du lien vert qui permettrait aux piétons et cyclistes de se déplacer aisément du Sud-Ouest à Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce en passant par-dessus l’échangeur Turcot.

«Il se pourrait que les libéraux ne passent pas. Nous voulons que ce soit clair qu’une partie du budget est octroyée à la dalle-parc afin que le futur parti au pouvoir ne puisse pas facilement balayer le projet du revers de la main. Nous voulons un chiffre précis», renchérit-elle.

Mme Gonzalez souhaite quant à elle que la CAQ, le Parti Québécois et Québec Solidaire promettent de poursuivre le projet s’il advenait qu’ils soient portés au pouvoir. «Ce ne doit pas être un enjeu politique, indique-t-elle. Nous souhaitons que l’ensemble des partis se positionne en faveur du projet.»

Selon la responsable des Transports du CRE, il est tout à fait plausible que la passerelle, évaluée à 40 M$, soit réalisée en quatre ans. «On ne veut pas que ce soit une nouvelle ligne bleue, et que ce soit toujours repoussé.

C’est possible d’agir rapidement quand il y a une volonté politique. On n’a qu’à prendre l’exemple du REM (Réseau Express Métropolitain)», justifie Mme Gonzalez.

Jugeant le coût de l’infrastructure trop élevé, Québec avait choisi de retirer la dalle-parc des plans du futur échangeur en 2010. Le projet est revenu sur la table cette année grâce à l’appui du ministre André Fortin et de la mairesse de Montréal Valérie Plante.

Il n’a pas été possible d’obtenir une réponse du MTQ pour le moment.

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