Photo: Gracieuseté – Shanti Loiselle Éric Noël a fait un travail exhaustif et minutieux d’une année complète pour son adaptation du Petit Prince qu’il a baptisé «Astéroïde B612».

La Roulotte s’arrêtera au parc Sir-Georges-Étienne-Cartier, dans Saint-Henri, pour présenter la pièce Astéroïde B612. Pour sa 66e saison, le théâtre ambulant offrira cette version inédite du roman Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, 75 ans après sa parution.

«Au fil du temps, plus particulièrement au théâtre, on s’était éloigné de la dramaturgie du texte original pour en faire des adaptations un peu bonbon. On gardait les grandes phrases sans aller vraiment dans la profondeur de l’œuvre», mentionne l’auteur, Éric Noël, qui a donc tenu à revenir à l’essence du roman publié en 1943 et écoulé à plus de 150 millions d’exemplaires ainsi que traduit en 288 langues.

L’œuvre, partout où elle est présentée, créer des attentes par les souvenirs qu’elle suscite.

«J’ai vu cela comme un beau défi. Ç’a été un processus d’humilité, car au départ, j’avais l’intention de changer plus de choses, mais au fur et à mesure je me suis rendu compte que ce classique n’en était pas un pour rien», explique-t-il, précisant qu’il a lu tous les écrits et la biographie de Saint-Exupéry afin de s’assurer de bien cerner le propos.

Cet été, lors d’ateliers préparatoires qu’il anime dans les bibliothèques avant la présentation d’Astéroïde B612, il a constaté qu’une minorité d’enfants avaient été en contact avec l’histoire originale. Ils avaient vu les films, lu les BD et autres produits dérivés, mais peu avaient lu le roman de Saint-Exupéry.

Pertinence
Ce qui a plus particulièrement interpellé M. Noël, c’est le thème sous-jacent au Petit Prince qui, encore aujourd’hui, a une résonnance actuelle.
«Comment fait-on, tout comme le Petit Prince le fait de planète en planète, pour accueillir et comprendre l’autre à travers les frontières ainsi que ses différences», explique-t-il, trouvant pertinent que l’on adresse la question aux enfants qui sont aussi concernés par la crise des migrants.

Sans avoir ajouté de références actuelles, Astéroïde B612 a réussi, sans artifice, à être de son temps.

«Le rôle du Petit Prince est joué par une fille. Le roi est devenu une reine. Et il n’y a pas de genre dans ma pièce», ajoute l’auteur.

Outre ces quelques différences, on retrouve les principaux personnages du conte, comme le vaniteux, le businessman, l’allumeur de réverbères et le serpent.
Quant au Petit Prince, il a gardé son côté rêveur et penseur. «C’est un philosophe et poète. Cependant, dans cette version, il peut se fâcher et être en colère. J’ai voulu le dynamiser. Il est aussi plus intrépide afin que les enfants se voient en lui», mentionne M. Noël.

Nouveaux talents
Tous, sauf le metteur en scène, Jean-Simon Traversy et l’auteur Éric Noël, sont des finissants et gradués de l’École nationale de théâtre du Canada et du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. En plus de participer aux décors, à la bande sonore, aux costumes et à tous les rouages de la production, y compris la direction technique, ils jouent sur scène.

«Ils amènent une énergie folle. C’est leur premier contrat professionnel. Après les représentations, les enfants peuvent les rencontrer pour voir l’envers du décor, les costumes et les marionnettes. Les comédiens et les artisans sont vraiment tous généreux», précise l’auteur.

La pièce destinée aux 6 à 12 ans, d’une durée de 45 minutes, est jouée à l’extérieur sur une scène ambulante si les conditions météorologiques sont favorables.

«Astéroïdes B612» du Théâtre La Roulotte. Vendredi 20 juillet, 10h30 et 19h, parc Sir-Georges-Étienne-Cartier (Saint-Henri).

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