TC Media - Sylvain Ryan Jean-Marc Parent, un surveillant du territoire de Verdun, a accepté avec joie de faire monter Nicole Verret sur sa moto, réalisant ainsi le rêve de la dame atteinte d'un cancer.

Une Verdunoise de 65 a pu revenir dans le passé, le temps d’un tour de moto, grâce à un surveillant du territoire de l’arrondissement. Nicole Verret, aujourd’hui atteinte du cancer du pancréas, s’est assise derrière l’agent Jean-Marc Parent pour revivre les anciennes rides de sa jeunesse.

Mme Verret n’a pas beaucoup de temps devant elle et ne demande pas grand-chose à la vie. Toutefois, monter une dernière fois sur une moto lui faisait envie. C’est sa voisine Élyse Doiron qui a organisé l’affaire.

M. Parent s’est empressé d’accepter, voulant faire plaisir à celle qu’il considère désormais à la blague comme un membre de son fan club. «Je passe à travers deux cancers également, explique M. Parent, et quand nous pouvons faire plaisir à quelqu’un, il faut le faire».

La semaine dernière, la retraitée a enfilé un veston de cuir. «Je voulais être une mémère rock’n’roll et c’était fantastique», mentionne-t-elle. Assise derrière le motocycliste lors de sa journée de congé, Nicole Verret s’est baladée dans le quartier, comme elle le faisait avec un de ses frères lorsqu’elle avait une dizaine d’années.

Musique

Aînée d’une famille de 20 enfants, elle n’en a jamais eu elle-même, sans aucun regret. «J’ai déjà changé les couches de mes frères et sœurs, dit-elle, et je n’avais pas envie de recommencer», explique-t-elle en riant.

Elle se rappelle avec bonheur toute la musique qui jouait chez elle alors qu’elle était plus jeune. «Accordéon, piano, violon, rigodons…ça faisait de belles soirées en famille dans le temps des fêtes à la maison», raconte-t-elle.

Dans ses bonnes journées, quand elle ne souffre pas trop, elle s’assoit toujours devant son piano et entame des airs appris autrefois à l’oreille, qui lui permettent de se défouler un peu.

Diagnostic

Le diagnostic de cancer est tombé le Vendredi saint 2015. «Un beau cadeau de Pâques, alors qu’elle venait de prendre sa retraite trois semaines plus tôt», commente ironiquement son amie et colocataire, Sylvie Gaumont.

Ensuite, quatre autres membres de sa famille ont eu un diagnostic semblable. «Ce n’est pas notre année», souffle tristement Madame Verret, en ajoutant que la vie est tout de même belle, mais qu’il faut être fort.

«On va tous se retrouver en haut pour jouer de la musique», philosophe-t-elle.

Les médecins lui donnaient huit mois à vivre en septembre 2015, mais un an plus tard, elle est toujours là, souriante malgré tout.

Composant avec la difficulté de sa situation, Nicole Verret continue d’être taquine, comme elle l’a toujours été pendant ses années à travailler comme serveuse, notamment au Complexe Desjardins.

Elle adore embêter gentiment les infirmières qui viennent la peser à domicile, en se comparant au personnage Tobie de la saga Harry Potter par sa nouvelle apparence amincie due à la maladie.

Mme Verret souhaite un décès à la maison, entourée de sa famille et de ses amis, dans ce quartier qui a toujours été le sien.

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