Gracieuseté À Notre-Dame-du-Sourire d'abord, puis à Monseigneur-Richard, Anne-Marie Ouellet a toujours été attachée aux jeunes Verdunois.

En plus de trente ans de carrière, Anne-Marie Ouellet a formé des centaines de jeunes Verdunois, leur transmettant son amour pour les mots et la littérature. L’enseignante de français de l’école Monseigneur-Richard prend maintenant une retraite bien méritée, mais n’abandonne pas pour autant sa passion pour l’écriture.

Ayant souvent hérité des groupes d’élèves les plus turbulents ou les plus difficiles, Anne-Marie Ouellet n’a jamais rechigné devant l’ampleur de la tâche à accomplir pour intéresser ses élèves à sa matière.

«Je me rappelle de plusieurs soirées qu’elle a passées à coudre les costumes ou écrire des chansons pour des pièces de théâtre», raconte sa fille, Laurie-Anne Charbonneau, qui se souvient d’un projet d’envergure mené en 2002 par sa mère et une collègue, Natalie Claivaz. La comédie musicale «À l’ombre des tours», adaptée du célèbre Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo, a été présentée au Cégep André-Laurendeau avec un budget de 30 000$.

Les élèves se sont sentis interpellés par ce projet, qui a fait chuter drastiquement le taux d’absentéisme à l’école Notre-Dame-du-Sourire où elle enseignait. Décors, affiches, costumes, interprétation, ils se sont impliqués à chaque étape de la création de ce projet.

Les ados au centre
Mme Ouellet a bien sûr une grande passion pour sa matière et était fière d’avoir pu rendre Victor Hugo cool aux yeux de ses élèves. Cependant, son intérêt pour ces jeunes plein de potentiel la menait avant tout.

«Pour elle, le français était d’abord une excuse, un prétexte pour être en contact avec ses élèves, se rapprocher d’eux et les encourager à se dépasser», raconte Laurie-Anne.

Un des premiers emplois de sa mère a d’ailleurs été comme monitrice au Camp Olier, dans les Laurentides, où elle animait les activités pour des jeunes de 8 à 16 ans.

C’est là qu’elle a rencontré Robert Claivaz, directeur du camp, mais aussi de l’école Notre-Dame-du-Sourire, à Verdun. Quelques années plus tard, il lui offrait son premier emploi comme enseignante.

De nature et d’écriture    
Toujours attirée par la nature et le plein air, Anne-Marie Ouellet compte bien profiter encore plus de son chalet au Lac Taureau, maintenant que la retraite lui sourit.

Mais son grand projet, le rêve qu’elle caresse depuis toujours, c’est d’écrire un livre, selon sa fille.

«Elle a toujours adoré les mots. Très souvent, elle écrivait de petites chansons ou des textes pour des collègues qui terminaient leur carrière», confie le directeur de l’école Monseigneur-Richard, Philippe Labrosse.

Elle-même aura toutefois quitté pour la retraite en refusant tout honneur, toute commémoration de la part de ses amis enseignants. Sauf peut-être cet article, préparé en cachette avec la complicité de Laurie-Anne.

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