Gracieuseté - Les Impatients Intitulée Window shopping, la toile de Ryan Day se trouve en bas des escaliers du Centre Wellington.


Les Impatients exposent aux côtés d’artistes et des dons de collection lors de l’exposition-encan Parle-moi d’amour. Le Centre Wellington, qui vient en aide aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale par le biais de l’expression artistique, affichera ainsi une centaine d’œuvres. Les Verdunois sont invités à découvrir cette 7e édition et à faire leurs mises jusqu’au 9 mai.

Depuis septembre, l’Impatient Ryan Day s’applique à réaliser son tableau de 28 cm sur 35 cm. Il a commencé par recouvrir sa toile d’un fond rouge en acrylique, puis il s’est inspiré d’images publiées dans des magazines National Geographic des années 70 qu’il a ensuite collées avant de terminer avec du feutre.

«Je ne sais jamais ce que je vais faire quand je commence et j’aime travailler de manière spontanée, prévient-il. Pour cette œuvre, j’ai trouvé une publicité d’une femme sur un vélo et j’ai construit le reste à partir d’elle. Tu dois prendre le temps de le regarder pour apprécier tous les détails.»

Depuis plus de dix ans, l’homme de 35 ans se rend au Centre Wellington pour participer à un atelier de création chaque vendredi. Pour la quatrième édition d’affilée, il a choisi de participer à l’exposition.

«Au début, je venais au Centre Wellington pour passer le temps et sortir de la maison parce que je ne suis pas toujours motivé à la maison et que je ne dispose pas toujours des matériaux. Cela me permet à présent de réaliser quelque chose et de développer un style. C’est amusant et ça me permet aussi de me faire des amis», explique Ryan Day qui parle de venir deux jours par semaine.

Collection
Les œuvres sont disponibles dès à présent pour le grand public qui peut déjà repérer celles qu’il souhaiterait acquérir lors de l’encan. Elles ont été installées pour former un tout homogène, sans rapport avec leur catégorie.

«Les œuvres partent toutes à 50 dollars. Cette exposition est donc une façon extraordinaire de commencer une collection. Ça peut être un Impatient, un artiste de la relève ou professionnel et ça peut avoir aussi beaucoup de valeur. Tu y vas avec ton cœur parce que tu n’es pas mis dans un contexte de galerie d’art et tu n’as pas d’influence», souligne le directeur général, Frédéric Palardy.

Services
L’exposition-encan est la principale activité de financement de l’organisme et contribue au maintien des ateliers de création gratuits qui sont encadrés par un artiste ou un thérapeute professionnel.

«La spécificité des ateliers vient bien souvent des animateurs, souligne la coordonnatrice aux événements de financement, Florence Mallette. Au Centre Wellington, on a entre autres Elmyna Bouchard qui est une artiste qui travaille beaucoup la gravure ou Siris qui fait parfois des remplacements et qui est bédéiste pour La Pastèque. On a aussi un atelier de céramique grâce à une installation unique qui était là avant qu’on intègre les lieux.»

Considéré comme une édition exceptionnelle l’an passé grâce à la présence de plus de 1 000 visiteurs et la vente de l’ensemble des œuvres, elle a permis de récolter 38 000 $. Cette année, l’objectif est d’atteindre les 30 000$.

L’exposition-encan Parle-moi d’amour est gratuite et déjà ouverte au grand public au Centre Wellington (4932, rue Wellington). Un vernissage est prévu le 1e mai dès 17h30, puis l’encan silencieux sera ouvert jusqu’à la soirée de clôture qui aura lieu le 9 mai dès 18h.

Pour plus d’infos.

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