IDS/Verdun Hebdo – Patrick Sicotte La place publique a été aménagée la semaine dernière et rebaptisée Les jardins de la Well.

L’arrondissement de Verdun est de plus en plus prisé. Il s’améliore, s’embellit, se verdit aussi. Plusieurs viennent d’y emménager alors que d’autres y habitent depuis toujours. À travers ces quelques pages, nous vous invitons à découvrir les visages qui composent votre milieu de vie et les projets qui l’animent.

Verdun compte près de 70 000 habitants, répartis dans deux secteurs: Champlain-Île-des-Sœurs et Desmarchais-Crawford. Environ 20 000 résidents sont des Insulaires.

Le maire d’arrondissement, Jean-François Parenteau, réélu l’automne dernier, a l’intention de concrétiser les projets en chantier d’ici la fin de son mandat, alors qu’il privilégie la notion de vie de quartier, notamment avec la rue Wellington qui foisonne d’activités culturelles.

«On est maintenant reconnu à Montréal comme un lieu où l’événementiel fonctionne et on a un pouvoir d’attraction qu’on n’avait pas avant et qu’on a développé en cinq ans, soutient M. Parenteau. La preuve en est avec la Cabane Panache et Bois rond qui est notre carte maîtresse.»

L’élu souhaite à présent étendre l’effervescence à la rue de l’Église, où se trouve l’Auditorium présentement en travaux.

«Fin 2019, on va retrouver nos équipes d’associations sportives amateurs, autant patinage artistique que hockey, mais cela va aussi se greffer à l’événementiel. On est en pourparlers avec plusieurs personnes pour un projet qui distinguera Verdun par rapport à la Ville de Montréal. Je vois très bien un spectacle permanent pendant l’été puisqu’il n’y a pas de sport à ce moment-là. On pourrait donc utiliser l’Auditorium et la plage», avance M. Parenteau.

Presbytère
L’objectif à terme est de faire un lien entre la rue principale et le fleuve pour bâtir une vie de quartier avec comme point de départ une place publique. «Présentement, on est en négociation avec la paroisse qui a des problèmes financiers au niveau de sa gestion, malgré la revitalisation, explique le maire. On veut ramener l’aspect communautaire autour de l’église, alors on est en train de voir pour utiliser et aménager tant le presbytère que le parc en arrière.»

Le presbytère deviendrait alors le point central de la place publique et le sous-sol de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs pourrait être transformé en bibliothèque, un élément manquant dans l’est de Verdun. «On pourrait aménager le parc à l’arrière pour le mettre à même la place publique. Le petit passage qui est entre l’église et le presbytère pourrait disparaître, donc on entrerait directement par le parc», imagine M. Parenteau.

Le stationnement Éthel fait partie intégrante de la vision de M. Parenteau, puisqu’il proposera un hall de transport intermodal avec notamment une station Bixi et des places Car2Go. L’endroit devrait répondre à un besoin de places pour garer son automobile si les projets de l’arrondissement aboutissent.

«On va faire une analyse sur la rue Wellington pour voir avec les marchands si on garde les deux sens, si on fait un sens unique ou si on enlève une voie, annonce le politicien. On créerait des espaces de stationnement en dehors de cette artère qui permettrait une vie de quartier. Par exemple, ce serait intéressant d’avoir une piste cyclable dédiée, avec un sens unique et le boulevard LaSalle ou la rue de Verdun proposerait un sens contraire.»

Rue de Verdun
Comme la rue Wellington est à présent revitalisée et achalandée, l’arrondissement peut concentrer ses efforts sur d’autres artères, comme la rue de Verdun.

«On a donné des subventions à l’époque pour enlever le commercial pour centraliser ça sur la rue Wellington pour donner une vie de quartier. C’était bien, mais la contrepartie est que l’on se retrouvait avec des aménagements d’espaces commerciaux changés en résidentiel, ce qui n’a pas toujours donné des résultats joyeux», reconnaît M. Parenteau.

La population de Verdun a augmenté et l’intention est de retrouver d’autres locaux commerciaux. Un plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) devrait être mis en place pour donner un cadre homogène, par exemple en règlementant l’affichage.

D’autres projets sont pensés par l’arrondissement comme la déminéralisation de l’espace et l’aménagement d’espaces verts.

«La rue de Verdun est un axe de transit énorme pour traverser la ville, souligne le maire. On veut aussi l’intégrer dans notre plan local des déplacements avec une espace d’autoroute cycliste. On veut aussi bonifier le transport en commun.»

Poulailler robotique
«Ça se pourrait que l’an prochain on ait un projet pilote. On travaille pour être le premier arrondissement à avoir un poulailler automatisé», prévoit le maire Parenteau.

Il s’agit d’une structure carrée qui avancerait de manière autonome le long des berges, du côté des serres municipales. En journée, les Verdunois pourraient directement aller chercher leurs œufs ou les camps de jour pourraient se rendre sur place pour parler d’agriculture urbaine.

Dépendamment du modèle, il pourrait y avoir 15, 100 ou 200 poules. Les discussions ont débuté il y a un an entre le maire et les deux ingénieurs qui ont étudié en génie mécanique à Montréal et qui possèdent l’entreprise UKKÖ Robotics à Notre-Dame-de-Lourdes, au Manitoba. Le projet pourrait arriver dans l’arrondissement au printemps prochain.

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