IDS/Verdun Hebdo – Isabelle Bergeron «Mon objectif est d'amener du monde sur la rue, mais définitivement, ce que les gens veulent, ce sont des prétextes pour se rencontrer», affirme le directeur général de la SDC Wellington, Billy Walsh.

Depuis maintenant huit ans, Billy Walsh est le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Wellington. Son mandat vient d’être renouvelé afin de poursuivre sa mission au sein de l’arrondissement qu’il habite. C’est par un concours de circonstances, il y a 14 ans, qu’il a été embauché.

Billy Walsh a passé plusieurs années à faire de la télévision et du cinéma, comme assistant à la caméra et assistant réalisateur, entre autres. «J’étais beaucoup dans le monde du documentaire et ce que je trouvais le fun là-dedans, c’était la rencontre des autres. C’est sûr qu’à certains égards, on peut changer des vies parce que l’on sensibilise et on met en lumière certaines situations. On peut donc aider des gens. Mais je trouvais toujours que la rétroaction était trop longue et on n’avait jamais la réaction du public», déplore-t-il.

Après un voyage familial de trois mois, le Verdunois fait une croix sur cette carrière. Il se penche alors sur la ruelle située entre le Reitmans et le Dollarama, avec l’idée d’en faire un lieu d’exposition. Il apporte son projet à la SDC et reçoit une subvention.

Mais avant que le projet aboutisse, la directrice de l’époque quitte ses fonctions. Lors d’un suivi en 2010, il apprend que le poste est toujours vacant et que c’est la dernière journée pour postuler. Il finit par obtenir l’emploi.

«Quand on fait un événement et on voit 700 personnes qui ont du fun dans un endroit qu’on leur a offert, ou une ouverture de commerce de qualité, c’est génial parce que la réaction est directe, soutient Billy Walsh. J’ai aussi l’impression de contribuer à quelque chose qui est l’avenir.»

Son expérience en tant qu’usager et sa capacité à se questionner sur la manière de faire les choses l’ont aidé à développer sa vision pour les quatre prochaines années. «Entre les cas de figure qui fonctionnent, la littérature à laquelle on a accès, les voyages qu’on fait et ce que les gens nous disent, il y a quelque chose qui peut se trouver en plein milieu et c’est comme ça qu’on y arrive», affirme M. Walsh.

Engouement
Si le directeur général a choisi de signer pour un troisième mandat, c’est aussi parce qu’il voit les résultats du travail accompli. «Durant mes années à la SDC, je n’ai jamais senti un tel vent d’enthousiasme sur le territoire, estime-t-il. C’est une énergie qui se multiplie littéralement, sous le souffle de la fierté parce que je trouve que les intervenants, les gens qui sont les acteurs de changement à Verdun ne le font pas simplement parce qu’ils ont une job à livrer, mais le font vraiment parce qu’ils sont fiers d’où ils habitent et du territoire où ils font leurs affaires.»

La grande utilisation du programme PR@M et le faible taux de vacances que s’octroient les commerçants le laisse penser que la rue Wellington se porte très bien. «Le pire réflexe dans cette situation, ce serait de se sentir confortable et ce serait d’être suffisant par rapport à ce succès, avertit le directeur général. Tout ce qui ne bouge pas, tout ce qui ne change pas, est mort. J’imagine que c’est pourquoi Verdun est tout sauf immobile ces dernières années.»

L’évolution semble se confirmer en chiffres puisque l’arrondissement a enregistré une croissance démographique de 4.6% entre 2011 et 2016.

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