(Photo: IDS/Verdun Hebdo – Patrick Sicotte) «Saint-François nous apprend le chemin de fraternité universel avec tous, par cette liberté du cœur. La pauvreté franciscaine, on la vit comme une libération, au lieu d'avoir telle bébelle de laquelle on devient esclave», illustre le frère Denis-Antoine.

Le presbytère de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs va être rénové. La communauté des frères Franciscains qui y réside depuis 15 ans déménage, laissant un héritage précieux aux Verdunois.

C’est parmi les boîtes que se déroule la fin de la mission verdunoise des Franciscains de l’Emmanuel. Cette branche catholique du christianisme voue son culte à Saint-François-d’Assise, qui avait fait vœu de pauvreté pour se rapprocher du mode de vie du Christ. En communion avec la tradition franciscaine, cette fraternité a comme mission évangélique d’accueillir de jeunes pensionnaires et d’offrir une présence auprès des plus démunis.

Les cinq missionnaires vont investir un autre quartier montréalais, laissant une succession qui continuera à évoluer sans eux dans la paroisse du métro de l’Église. La chorale, qui a été créée et gérée par le frère Alain, continuera à chanter chaque semaine, avec une paroissienne qui y participe depuis huit ans, Laurie Siguide.

Présentes au Québec et au Cameroun, les missions ont pour habitude de se déplacer en dehors de leurs frontières. Changer de secteur est donc normal pour eux, souligne le frère Denis-Antoine, doyen de cette communauté.

Divers horizons

Trois des cinq frères de la fraternité ont partagé leur histoire, les deux autres étant en pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, lors du passage de IDS/Verdun Hebdo.

C’est au début de la trentaine, il y a sept ans, que le frère Alain a rejoint la mission. Ce menuisier de formation, qui vit à Montréal depuis 20 ans, s’y est senti chez lui. «C’est incarné comme endroit», exprime celui qui a préparé la transition de la chorale, pour la laisser voler de ses propres ailes.

Le frère Jérémy-Marie est ingénieur en génie électrique. Ayant fréquenté le monastère Rougemont, il était à la recherche de la vérité, «de l’amour profond.» Il souhaitait suivre l’exemple de Jésus et pouvoir donner gratuitement. «Chez les Franciscains, j’ai trouvé la place où je pouvais vivre ma vie active tout en gardant ma vie de prière», confie-t-il.

«Notre volonté aujourd’hui est d’aider les gens à redevenir humain, être capable de se rencontrer individuellement. Les jeunes peuvent être dans la même maison, mais se parler par internet. C’est peut-être une de nos missions actuelles de réapprendre aux gens à communiquer humainement.»
— Frère Denis-Antoine, doyen des Franciscains de l’Emmanuel

Originaire de l’Abitibi, le frère Denis-Antoine a cette vocation depuis son plus jeune âge. «Saint-François m’a beaucoup touché pendant ma jeunesse», explique le serviteur du Christ qui a fait vœu de pauvreté depuis 33 ans. «C’est Saint-François qui m’a séduit; sa vie de simplicité, de pauvreté, de don total. Il est passionné.» Le frère a fait ses études en théologie à l’Université Laval, à Québec, ainsi qu’à Rome et à Ottawa.

En plus de la chorale, les Franciscains organisaient chaque vendredi un repas de hot-dog, prétexte pour rencontrer la population. Ils accueillaient aussi une douzaine de jeunes pensionnaires qu’ils accompagnaient dans leur cheminement de vie.

Le presbytère de 120 ans a besoin de travaux majeurs, notamment le changement de tout son système électrique.

Pour plus d’infos
franciscains-emmanuel.com

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