Les cartes de souhaits de Noël représentent la meilleure période de l’année pour les deux Verdunois, Julie Durocher et Alexandre Lanthier, qui ont créé leur entreprise Jules la mouche. Ils en parlent avec bonheur et le font avec un souci écologique.

Les Verdunois ont commencé leurs activités de cartes de souhaits en 2009 avec le Fonds Jeunes promoteurs pour partir leur plan d’affaires. C’est en 2010 qu’ils se sont lancés pleinement alors que Julie Durocher était photographe et qu’Alexandre Lanthier travaillait dans un écoquartier.

«On s’est dit que ce serait bien avec les photos de partir un petit sideline et qu’il n’y avait pas beaucoup de cartes de souhaits en photos, donc ce serait intéressant de tester le marché», raconte l’entrepreneure qui parle d’une bonne réception.

Il y a donc une valeur artistique qui au début provenait de photos qui n’avaient pas été conçues spécialement pour les cartes de souhaits. Chaque année, le couple partait dans une région différente du Québec pour réaliser leurs photos de fin d’année.

«La première année, on est allé à Charlevoix, juste pour faire un reportage et regarder les décorations ainsi que l’ambiance des Fêtes, raconte Mme Durocher. On est allé à Sutton, au Saguenay, à Québec. On s’est promené un peu partout et là on a notre banque d’image avec la maison et les couronnes. Ça commence à être redondant, donc on s’est dit qu’on allait y aller plus avec des concepts.»

Humoristique
Le burn-out est abordé avec le père Noël, tête dans la neige et une corbeille remplie de cadeaux, ou encore lorsqu’il mange tous les biscuits. C’est une façon supplémentaire que les deux entrepreneurs ont choisie pour se démarquer avec une teinte d’humour.

«C’est mon gros fun de lancer des petites flèches, s’amuse Alexandre Lanthier. Il y a des gens qui vont voir ça et qui vont comprendre alors que d’autres vont rester au premier degré. Par exemple, un père Noël sur la banquise, mais qui perd le Nord c’est aussi la fonte des glaces. On ne met pas l’emphase totale là-dessus, mais si tu lis le titre, tu vas trouver la signification.»

Chaque année, entre 12 et 16 modèles sont créés. Au fil des ans, quelque 178 modèles ont vu le jour spécialement pour le temps des Fêtes. Une centaine est encore présente sur le marché, ce qui permet de renouveler leur gamme. D’ailleurs, le Verdunois découpe à présent des photos pour proposer des cartes graphiques.

Écologique

Leur volonté a tout de suite été d’avoir du papier 100% recyclé, tant pour la carte que pour l’enveloppe. «Des cartes, il y en a beaucoup et celles qu’on voyait, elles étaient imprimées en Chine, sur papier glacé, pas récupéré et dans un emballage plastique», regrette M. Lanthier qui rappelle que le premier modèle qu’ils ont développé était un simple recto verso puisque les gens écrivent généralement sur un seul pan de carte.

Leur initiative n’a toutefois pas fonctionné face aux standards des autres cartes des boutiques.

Les deux entrepreneurs s’assurent aussi d’avoir une gestion d’inventaire réduite au minimum et un imprimeur local. «Là, on a comme atteint l’équilibre où c’est assez payant pour qu’on en vive, mais on n’a pas besoin d’en faire plus, ce qui nous permet d’avoir d’autres projets à côté [les albums jeunesse entre autres], c’est l’idéal», sourit Mme Durocher.

Lorsque les entreprises font faire des cartes personnalisées, une partie des profits sont remis à un organisme de leur choix ou qui peut être suggéré par les Verdunois qui ont remis cette année de l’argent au Club des petits déjeuners ou Les petits renards.

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