Facebook L'organisme Action Réfugié Montréal travaille et milite pour le parrainage des familles de réfugiés dans la métropole.

La crise humanitaire en Syrie est à l’origine d’un nombre incommensurable de tragédies, mais aussi d’histoires d’espoir. En faisant preuve de solidarité, les résidents de Rosemont – La Petite-Patrie ont permis à plusieurs réfugiés d’arriver à bon port.

En 2015, toute la classe politique de l’arrondissement se réunissait pour lancer un appel à la population, afin d’amasser des fonds pour aider des familles syriennes à parrainer leurs proches. L’opération se termine en décembre de la même année et est un succès, puisque 25 000$ sont octroyés à l’organisme Action réfugiés Montréal.

Aujourd’hui, sur les quatre familles visées par cet effort, deux d’entre elles ont atteint le sol canadien en 2016. Les sept membres du premier groupe participent à des cours de francisation et désirent commencer les démarches pour parrainer un autre membre de leurs proches.

La troisième famille, composée d’un couple et de leurs deux enfants, attend en Égypte depuis 2013. Une situation similaire pour quatre autres adultes, qui font partie du dernier groupe, et qui ont fui au Liban durant la guerre civile. Les sommes collectées serviront à leur soutien et à faciliter leur établissement à Montréal.

Rappelons que le ministère de l’Immigration a suspendu en janvier la réception de nouvelles demandes de parrainage jusqu’à nouvel ordre.

Des listes d’attente saturées
Pour Paul Clarke, directeur général d’Action Réfugiés Montréal, les efforts qui ont été lancés depuis le début du conflit syrien ont été soulignés par des embûches et des succès.

«C’est une situation très atypique», souligne-t-il, rappelant que les gouvernements du Canada et du Québec ont fait d’importants efforts pour accueillir les ressortissants du pays ravagé par la guerre.

«Les demandes ont été traitées rapidement si l’on compare à celles provenant d’autres pays. Nous avons d’autres dossiers qui sont en attente depuis 2012», affirme M. Clarke.

Celui-ci souligne son regret vis-à-vis la récente décision du gouvernement québécois de suspendre la réception de nouvelles demandes de parrainage, mais croit aussi qu’il est important d’assurer la pérennité du programme.

«Pour l’année 2017, nous avons réussi à faire passer 26 dossiers sur notre quota de 100. Les gens continuent d’appeler et nous avons une liste d’attente de 800 dossiers de partout dans le monde», explique M. Clarke.

L’ancienne députée de Québec solidaire dans Gouin, Françoise David, qui avait lancé le cri de ralliement au sein de la classe politique du quartier, se dit contente du résultat des efforts, attends avec impatience l’arrivée des deux dernières familles.

«La situation dans les camps de réfugiés est difficile. Il y a aussi tout un travail à faire lorsque celles-ci arrivent au Canada d’un point de vue de leur intégration. Les familles qui les parrainent doivent aussi démontrer qu’elles peuvent subvenir aux besoins de leur proche pendant plus d’un an», insiste Mme David.

Pour sa part, Alexandre Boulerice, député fédéral de Rosemont du Nouveau Parti démocratique dans Rosemont – La Petite-Patrie, souhaite que le gouvernement canadien en fasse plus pour les réfugiés syriens. «Nos bureaux poussent sur les fonctionnaires pour accélérer le processus des demandes», assure-t-il.

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