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Malgré le fait que la Ville de Montréal prévoit la démolition du viaduc Van Horne d’ici les trois prochaines années, celui-ci devra être rénové sous peu pour des «raisons de sécurité.»

C’est ce qu’affirme Lionel Perez, membre du Comité exécutif de la métropole et responsable des infrastructures.

En effet, ce dernier confirme ce qui est révélé dans un appel d’offres diffusé la semaine dernière à propos du pont chevauchant la voie ferrée du Canadien Pacifique.

Le document «sollicite les services professionnels d’une firme d’ingénierie [afin] d’élaborer les plans et devis, d’établir les coûts, [ … ] pour la réfection des structures du pont Rosemont/Van Horne. L’objectif du projet consiste à effectuer la réfection de façon à assurer le maintien fonctionnel et sécuritaire de l’ouvrage pour une période de 10 ans».

Toutefois, la structure qui relie les arrondissements de Rosemont – La Petite-Patrie et du Plateau – Mont-Royal n’existera probablement pas sous sa forme actuelle d’ici les 10 prochaines années, puisque M. Perez souligne que la démolition et reconstruction du pont sont toujours au programme.

En effet, l’administration Coderre annonçait en février 2017 qu’elle lancerait d’ici un an un concours de design et d’ingénierie pour refaire à neuf de ce viaduc inauguré en 1972.

«Nous avons fait un choix entre du long terme et du court terme. Nous avons décidé d’aller de l’avant avec un projet qui durerait 75 ans et dont les coûts sont estimés entre 90 et 110 M$, plutôt que de refaire le pont seulement pour 25 ans pour 40 M$, affirme M. Perez. Toutefois, chaque année la Ville de Montréal doit procéder à la réparation de ses infrastructures pour assurer la sécurité et limiter les restrictions aux véhicules. Cet appel d’offres reste cohérent avec nos plans présentés en février.»

Le responsable des infrastructures à la Ville de Montréal ajoute que les coûts défrayés pour ces travaux de réfection temporaires, même s’ils ne sont pas encore connus, préviendront des dépenses supplémentaires qui devraient être déboursées par l’administration en cas de travaux d’urgence.

Le fait que la réfection ait pour objectif de conserver en bon état le viaduc pour une autre décennie, soit à court terme, ne contredit pas les propos énoncés par M. Perez en début d’année selon ce dernier. «Il y a des standards minimums établis par les ingénieurs, qui sont, dans ce cas-ci, sur dix ans », dit-il.

Pourtant, les communications de la Ville de Montréal semblent garder la porte ouverte à plusieurs possibilités concernant l’avenir de la structure.

«Pour le moment, les travaux se poursuivent afin de définir les besoins des usagers et des citoyens. Lorsque ces besoins seront établis, la Ville évaluera le coût et les échéanciers du projet suivant différents scénarios. Le projet sera alors présenté pour décision aux Autorités de la Ville», indique dans un courriel adressé à TC Media Marie Ève Courchesne, chargée de communication pour la Ville de Montréal.

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