PARIS — Le scandale du lait infantile contaminé qui touche déjà une trentaine de pays ne cesse de prendre de l’ampleur.

Le géant français Lactalis a annoncé jeudi le rappel de millions d’autres produits à travers le monde, par crainte qu’ils ne soient contaminés par la salmonelle.

Lactalis avait déjà rappelé des millions de produits plus tôt ce mois-ci.

La compagnie a élargi jeudi ce rappel à tous les produits fabriqués depuis février dans son usine de Craon, dans l’ouest de la France, «par principe de précaution».

Lactalis a diffusé un communiqué dans lequel elle présente ses excuses à ses clients et explique que la contamination a commencé plus tôt cette année, dans la foulée de rénovations à l’usine de Craon. La production a depuis été interrompue à cet endroit.

Les responsables français de la santé publique témoignent de 31 bébés infectés par la salmonelle après avoir consommé du lait infantile fabriqué à Craon. Seize d’entre eux ont été hospitalisés, mais se portent maintenant bien.

On ne sait pas si le lait infantile contaminé a fait des victimes dans d’autres pays. La salmonellose peut causer des crampes abdominales, de la diarrhée et de la fièvre.

Un porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, a dit à l’Associated Press jeudi que le nouveau rappel touche une trentaine de pays, mais il n’a pas été en mesure de les identifier.

Plus tôt ce mois-ci, une liste publiée par le gouvernement français incluait le Royaume-Uni, la Grèce, la Chine, le Pakistan, le Bangladesh, l’Arabie saoudite, le Maroc, le Soudan, le Pérou et la Colombie.

Lactalis compte parmi les principales entreprises laitières de la planète. Elle est notamment propriétaire de la bannière Parmalat, qu’elle a achetée en 2011. Elle emploie 75 000 personnes dans 85 pays, dont le Canada, et elle génère des revenus annuels de 20 milliards d’euros.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!