YouTube espère combattre les vidéos de théories du complot, qui pullulent sur son site, grâce au site Wikipédia.

La compagnie de diffusion songe à inclure un lien vers les articles de l’encyclopédie en ligne lorsque des vidéos hébergées sur son site partagent des théories conspirationnistes, dans le but de les démentir. C’est ce qu’a annoncé la PDG de YouTube, Susan Wojciki, à une conférence, mardi.

YouTube est toutefois avare de détails à ce sujet. Le site a prévu inclure «d’autres sites externes», outre Wikipédia, mais n’a pas précisé lesquels.

De son côté, Wikipédia a précisé ne pas avoir de partenariat formel avec YouTube, mais accueille à bras ouvert l’usage de ses informations par la plateforme de vidéos.

«Les utilisateurs cliquent sur les vidéos qui affirment lever le voile sur des secrets et des vérités cachées, puis YouTube les amène dans un trou noir d’extrémisme, alors que Google empoche les revenus publicitaires» – Zeynep Tufekci, professeure à l’université de la Caroline du Nord

Les vidéos de fausses nouvelles ne sont pas un phénomène nouveau sur YouTube, mais le site a récemment fait les manchettes quand des vidéos ont faussement affirmé que des victimes de la fusillade qui a fait 17 mors à Parkland, en Floride, étaient des «acteurs de crise».

Il s’agit d’une théorie du complot fréquente, mais ces vidéos ce sont retrouvées dans les contenus les plus populaires jusqu’à ce qu’elles soient retirées par YouTube.

«Qu’est-ce qui garde les gens scotchés à YouTube? Son algorithme semble avoir conclu que les utilisateurs sont attirés par du contenu plus extrême, que ce par quoi ils ont commencé, ou même par le contenu extrême en général», a expliqué Zeynep Tufekci, une professeure qui étudie les effets sociaux des technologies à l’Université de la Caroline du Nord, dans un essai publié dans le New York Times.

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