En psychologie, on appelle «effet Pygmalion» le fait que les gens se moulent généralement à ce à quoi on s'attend d'eux.

La façon dont vous voyez les autres a un impact sur ce qu’ils deviendront. Cherchez-vous ce qu’il y a de mieux en eux?

Selon la mythologie, Pygmalion était un sculpteur de Chypre. Un jour, il tombe amoureux d’une de ses réalisations : la sculpture d’une femme, qu’il nomme Galatée. Lors des fêtes dédiées à Aphrodite, il prie la déesse de lui donner une femme semblable à sa sculpture. Aphrodite exauce son vœu, et Galatée prend vie.

En psychologie, on appelle effet Pygmalion le fait que les gens se moulent généralement à ce à quoi on s’attend d’eux. Ainsi, les élèves des classes défavorisées réussiraient moins bien parce qu’on s’attend généralement à moins de leur part. L’effet Pygmalion s’applique dans toutes les sphères de la vie.

Qu’en est-il au travail? Imaginez que vous considérez un collègue comme incompétent. Dans votre esprit, il n’a pas le tour avec les clients et il ignore comment les satisfaire. Dans votre esprit toujours, il tourne les coins rond quand il doit produire un rapport. Comment vous comporterez-vous avec lui?

Il est probable que si un client important se présente, sans égard à ce que vous faites à ce moment-là, vous vous précipiterez sur lui pour éviter que ce soit votre collègue qui lui réponde. Intérieurement, vous bouillonnerez, et votre relation avec ledit collègue en pâtira. Avec le temps, à cause de son peu d’interaction avec la clientèle et de votre relation déficiente, il deviendra ce que vous avez décidé : un incompétent. Bravo! Tel Pygmalion, vous l’aurez transformé… mais pour le pire!

Imaginez maintenant qu’au lieu de le voir comme un abruti, vous vous disiez qu’il a un grand potentiel, que vous arriviez à voir ce qui se cache en lui. Comment réagiriez-vous?

Votre attitude sera plus positive. Vous n’hésiterez pas à jouer les coachs et à lui donner quelques conseils chaque fois qu’il répondra à un client. Avec le temps, il s’améliorera, et vous pourrez vous concentrer sur vos propres tâches. Vous finirez les journées plus en forme, et le climat de travail sera fortement bonifié.

Le problème, c’est que notre attitude initiale, plus souvent négative que positi-ve, nous amène à voir ce qui ne va pas chez les autres au lieu de porter notre attention sur ce qui pourrait arriver. Il en va de même à la maison. Imaginez que votre enfant revienne de l’école avec son bulletin et que, selon les matières, ses notes varient entre 96 %, 92 %, 90 % et 37 %. De quelle note allez-vous lui parler en premier? Quel impact cela aura-t-il sur sa capacité à mieux étudier pour sa prochaine étape? Ayez assez d’imagination pour voir ce qui pourrait être et provoquez-le.

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