Getty Images Votre patronne est du genre à tirer sur le messager. Il suffit qu’elle vous associe à une mauvaise nouvelle et vlan! vous voilà étiqueté fauteur de troubles.

Chaque semaine, notre chroniqueur répond à une question sur le comportement des patrons.

«Je marche sur des œufs quand je dois annoncer une mauvaise nouvelle à ma patronne. Elle fulmine, elle me fusille du regard, comme si elle me tenait responsable de ce que je lui communique, alors que je n’y suis généralement pour rien. L’autre jour, un fournisseur m’a annoncé qu’une livraison serait effectuée en retard. Ma patronne m’en a voulu toute la journée! Est-ce normal?»

Bien sûr que non. Votre patronne est du genre à tirer sur le messager. C’est fréquent. Il suffit qu’elle vous associe à une mauvaise nouvelle et vlan! vous voilà étiqueté fauteur de troubles. C’est loin d’être reposant. Remarquez, vous n’êtes pas seul; les météorologues à la télé reçoivent des messages de bêtises quand il pleut plusieurs journées d’affilée pendant les vacances. Pourtant, ce ne sont pas eux qui provoquent les orages et bousillent les pique-niques!

Que faire pour diminuer l’effet que vous avez quand vous êtes porteur de mauvaises nouvelles? La dernière chose à faire consisterait à cacher ces mauvaises nouvelles, qui ont tendance à s’aggraver quand elles sont ignorées.

Si vous avez un pépin et que vous pouvez vous en occuper sans déranger votre patronne, faites-le. Réglez le problème et oubliez-le. Si vous avez besoin de communiquer la mauvaise nouvelle à votre patronne, faites-le le plus rapidement possible et suggérez-lui une ou deux solutions que vous pourriez mettre en œuvre dans les plus brefs délais. Au lieu d’être porteur de mauvaises nouvelles, vous deviendrez ainsi fournisseur de solutions. Vous serez associé à des émotions positives plutôt que d’être perçu comme un gros nuage noir se profilant à l’horizon. Évitez surtout de lui annoncer une mauvaise nouvelle dans un style théâtral, ce qui donne à celle-ci des airs de catastrophe.

Remarquez que vous pouvez contrebalancer l’effet négatif des mauvaises nouvelles en devenant un pourvoyeur de bonnes nouvelles. Quand vous prenez connaissance d’une bonne nouvelle, partagez-la. Soyez à l’affût de tout ce qui peut améliorer la situation de votre organisation. En un rien de temps, on vous approchera avec le sourire dans l’espoir d’apprendre le dernier potin positif.

Vous avez un pouvoir considérable sur la manière dont les autres vous perçoivent et sur le plaisir qu’ils auront pendant la journée. N’hésitez pas à communiquer les mauvaises nouvelles, mais faites en sorte d’être associé à des émotions positives. Pour ce faire, propagez activement les bonnes nouvelles et assortissez les mauvaises solutions et d’un plan d’action.

Ne tirez pas sur le messager!

Avant la faillite spectaculaire d’Enron, Sherron Watkins, alors vice-présidente au développement, avait rédigé un mémo avertissant que l’entreprise allait bientôt imploser. Malgré le bien-fondé de sa mise en garde, elle a été conspuée par tout le personnel parce qu’elle allait à l’encontre de ce que disait Jeffrey Skilling, alors le PDG révéré de tous dans l’entreprise. Personne ne lui parlait plus et on lui rendait la vie difficile.

En résumé

  • N’hésitez pas à communiquer une mauvaise nouvelle. Ce serait pire si on apprenait plus tard que vous avez caché des choses.
  • Apprenez à diffuser également les bonnes nouvelles. De cette manière, vous ne serez pas systématiquement associé à ce qui va mal dans l’organisation.

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