Métro Votre patron n’est pas bizarre. Il est le fruit de sa génération. Quoi que vous en pensiez, il souhaite vous être agréable. Aiguillez-le, sinon il n’y arrivera pas.

Chaque semaine, notre chroniqueur répond à une question sur le comportement des patrons.

«Mon patron fait pour le mieux, mais la semaine dernière, quand il a constaté que j’avais travaillé une vingtaine d’heures supplémentaires parce qu’il fallait terminer un site web, il m’a versé une prime de 300$. Ce n’est pas que je crache sur l’argent, mais j’aurais de loin préféré avoir une journée de congé. Un congé payé vaut bien plus à mes yeux que tous les billets de spectacle, toutes les chèques-cadeaux ou tous les primes en argent. Puis-je me permettre de lui en parler?»

Vous en dites suffisamment pour que je devine votre situation : vous avez entre 20 et 30 ans et votre patron est un boomer grisonnant. Vous devez comprendre les différences générationnelles.

Nous devenons ce que nous vivons et, en fonction de ce que nous vivons, nos valeurs diffèrent. Votre patron est arrivé sur le marché du travail à un moment où le chômage battait son plein et où il fallait jouer du coude pour se faire valoir dans une organisation. À ce moment, pas question de prendre de congé de peur d’être remplacé par quelqu’un de plus vaillant. Pour se faire valoir, il fallait se surinvestir dans le travail et, pour compenser un effort supplémentaire, la récompense naturelle était financière ou symbolique (une plaque, un prix, une mention, etc.).

Vous privilégiez davantage l’équilibre travail-famille et vous ne craignez pas de perdre votre emploi. Vous préféreriez de loin un après-midi de congé à un chèque. Les récompenses qui faisaient la joie de vos aînés vous laissent de glace. Oui, vous pouvez vous permettre de lui en parler. Il pense vraiment vous faire plaisir en vous offrant une récompense financière. Il vous traite comme il aimerait être traité dans les mêmes circonstances. Expliquez-lui ce qui vous comblerait. Dès qu’il réalisera qu’il fait fausse route, il s’adaptera.

Votre patron n’est pas bizarre. Il est le fruit de sa génération. Quoi que vous en pensiez, il souhaite vous être agréable. Aiguillez-le, sinon il n’y arrivera pas.
Vous devez faire comprendre à votre patron qu’il est préférable qu’il traite les gens non pas comme il aimerait être traité, mais plutôt en fonction de ce qu’ils sont.

En résumé

  • Pendant que vous mettez les bouchées doubles, mentionnez ce que vous aimeriez comme récompense une fois le mandat terminé.
  • Si vous le pouvez, échangez la récompense obtenue contre celle qui vous plairait.

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