Les armes  à feu aux États-Unis

Invité à préciser la position du président Barack Obama sur le contrôle des armes à feu, le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a déclaré ce qui suit : «Il croit que nous devons prendre des mesures qui protègent les droits des citoyens états-uniens prévus par le deuxième amendement (de la Constitution), tout en nous assurant que des armes ne se retrouvent pas entre les mains d’individus qui ne doivent pas, selon les lois existantes, obtenir des armes.»

Il appert que le présumé meurtrier d’Aurora, au Colorado, n’avait pas de casier judiciaire. Rien ne pouvait donc l’empêcher d’acheter en toute légalité les armes meurtrières et les munitions qu’il avait sur lui au cinéma.

Si cet homme n’avait été autorisé qu’à acheter une arme de chasse conventionnelle, à un, deux ou trois coups, après avoir suivi une formation à cet effet, il n’aurait pas été incité à commettre l’irréparable. Cela n’aurait pas valu la peine, considérant qu’il cherchait la gloire en tuant le maximum de personnes.

L’idée est de rendre la tâche plus difficile à ceux qui rêvent d’avoir leur nom dans le Livre des records Guinness. Mais je crois qu’il faudra encore beaucoup d’Aurora et de Columbine avant qu’un président états-unien ne sonne la fin de la récréation.

Sylvio Le Blanc, Montréal

Éducation = char?

Ils sont deux à une terras­se. Mi-trentaine. Ils m’interpellent : je porte le carré rouge.

«Que fais-tu avec ça? As-tu payé tes études, toi?» Interloqué, trop rapidement je réponds : «Oui.» Ils répliquent tout aussi rapidement : «Les jeunes n’ont qu’à faire comme toi.» Ma réponse n’était pourtant pas exacte. Dans les années 1950, les études classiques coûtaient des sous. Et j’ai pu les entreprendre et les poursuivre grâce à la générosité d’un bon vieux curé.

Suite de la conversation. L’un d’eux dit : «Qui va m’aider, moi, à payer mon char?»

Je trouve triste qu’un jeune homme traite l’éduca­tion supérieure comme une marchandise. Il ne le sait peut-être pas, mais les obstinés et inconditionnels adeptes de «l’utilisateur-payeur» doivent être très contents d’avoir réussi à ce que, comme lui, bien (trop?) de personnes réduisent toute réalité à un prix en dollars.

Je souhaite qu’à l’approche de la période électorale, les gens prennent le temps de bien identifier les valeurs qui sont les leurs.

Normand Breault, Montréal

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