La fin des cégeps?

Pierre Moreau, candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec, persiste et signe pour l’abolition du système collégial – les cégeps – prétextant qu’il mine notre taux de diplômés universitaires par rapport aux autres provinces canadiennes.

Or, il faut se rappeler que les cégeps furent instaurés en 1967 pour pallier le manque généralisé de savoir technique dans la population québécoise. Outre son caractère technique, on introduisit un secteur général en vue de la préparation aux études universitaires. À cette époque, il s’agissait d’une très bonne idée, car en trois années, le nombre d’étudiants collégiaux passa de 18 000 à 70 000. Aujourd’hui, ils sont plus de 170 000. En conséquence, l’accès à l’université fut facilité, car il était autrefois limité aux diplômés d’écoles privées ou religieuses.

De nos jours, la vocation du réseau collégial demeure encore la formation d’une main-d’œuvre technique de qualité – certains programmes techniques étant très cotés –, mais réside aussi dans l’accès aux études supérieures dans les régions éloignées des centres universitaires ainsi que dans l’enseignement d’une vaste culture générale.

Contrairement à ce que pense Pierre Moreau, il existe des collèges du même genre que les cégeps à l’extérieur du Québec. L’obligation de détenir un diplôme collégial pour toute personne âgée de moins de 21 ans souhaitant accéder aux études universitaires ainsi que la relative gratuité des cégeps demeurant les seules différences notables de ces établissements par rapport aux autres institutions au même type ailleurs.

Dans le reste du Canada, ainsi qu’aux États-Unis, il existe des collèges techniques, souvent payants, parfois à prix modiques, ayant aussi des offres de cours préparatoires à certains programmes universitaires plus spécialisés.

Et pourtant, le Québec est la province canadienne présentant la plus grande scolarisation en études supérieures, malgré l’existence d’établissements similaires aux cégeps hors du territoire québécois.

Devant ce constat, M. Moreau devrait considérer cela comme une réussite, plutôt que comme un échec et surtout se rappeler que l’initiateur de la fondation du réseau collégial fut le père de la Révolution tranquille, Jean Lesage, premier ministre et ancien chef mythique de sa propre formation politique dans les années 1960…

Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

La quête du bonheur

L’Homme est constamment à la recherche du bonheur. Mais cette quête nous empêche-t-elle d’y accéder? Notre vie est principalement basée sur le travail. Le gagne-pain nous permet de vivre, nous croyons, mais le bonheur serait-il davantage présent s’il nous laissait seulement la chance de survivre? L’Homme cherche principalement à s’enrichir. Il étudie pour se trouver un boulot et non pas nécessairement pour développer des connaissances qui lui seront utiles. Il veut avoir toujours plus et toujours mieux en vivant constamment dans un rêve lointain. Ce système nous mêle et nous précipite dans un engrenage où le rêve se dessine en un nuage de dollars. L’Homme finit par s’en mettre plein les poches, en en ayant plein la tête, et nous nous demandons pourquoi le stress et la dépression sont deux des plus grands fléaux de notre époque. Nous vivons en espérant vivre bien plus tard, mais à force de travailler pour y parvenir, au final, nous ne vivons jamais.

Imane Gourramen, 17 ans

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!