Une grève justifiée

Donnons notre appui à la grève des travailleurs de la construction.

Personne n’accepterait de voir couper son taux salarial d’heure supplémentaire, de rentrer aux aurores au travail ou de devoir se pointer le samedi au détriment de sa vie familiale.

Depuis plusieurs années, l’industrie de la construction a profité de contrats juteux de réfection en travaux publics puisés à même les deniers gouvernementaux concrétisant un âge d’or pour les compagnies de construction. Une période tellement faste, en fait, que l’on se permettait de gonfler les tarifs par le jeu de la collusion et de la corruption d’élus municipaux. Des centaines de millions de trop empochés depuis des décennies et peut-être beaucoup plus avec les révélations à venir à la Commission Charbonneau.

Le résultat : l’industrie a récemment été contrainte de revoir à la baisse les prix de leurs soumissions et s’attend à beaucoup plus de vérifications par l’Autorité des marchés financiers. Bref, une situation telle que les belles années sont terminées et qu’il faut désormais renflouer la marge de profit qui s’est atrophiée avec tous ces scandales… en faisant payer la note aux ouvriers de la construction, bien sûr!

En somme, les grandes compagnies de la construction ont floué les villes et l’État québécois pendant des décennies et les ouvriers doivent maintenant payer pour la soudaine baisse de rentabilité des contrats de ces entreprises.

Par ailleurs, les salariés de la construction ne sont pas les enfants gâtés que certains prétendent du côté patronal. Ils sont des travailleurs itinérants, souvent saisonniers, s’exposant à des accidents de travail parfois handicapants et travaillant dans des conditions difficiles.

Aussi, les bons emplois créés dans la construction en soutiennent d’autres dans divers domaines. L’effet multiplicateur des grands travaux publics est un moteur de relance économique sans équivoque. L’histoire économique des 90 dernières années tend à le démontrer…

Finalement, si on abaisse les conditions de travail d’un groupe de travailleurs sous prétexte qu’il a trop d’avantages, les autres groupes suivront jusqu’à ce que l’ensemble des employés québécois perde le peu d’avantages qu’ils ont. Des avantages durement gagnés par nos grands-parents, au prix de conflits de travail violents…

Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

Une expérience essentielle

Faisant actuellement des études en médecine, j’aimerais donner mon opinion sur le projet de loi 52 sur la légalisation relative au suicide assisté. Selon moi, la fin de vie est une expérience essentielle qui ne devrait en aucun cas être abrégée. La souffrance peut souvent être allégée par de nombreux médicaments actuellement disponibles. Par ailleurs, en légalisant ce genre d’action, on permet de faire de l’exception la norme.

Le travail du médecin est de soulager et d’accompagner, pas de tuer! Malgré les intentions possibles de soulager la souffrance en devançant la mort, je crois qu’on se lance sur une pente très glissante où la fin de vie sera une question de piqûre au lieu de soutien, de réconfort et parfois même de réconciliation entre membres d’une famille. C’est, selon moi, une étape, sinon l’étape la plus importante pour que la personne vive l’authenticité et la vraie vie, car tout le superflu tombe et cela nous place devant l’essentiel.

Mélanie

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