Getty Images/iStockphoto Les jeunes qui entament leurs études devront, durant leur carrière, démontrer une plus grande capacité d’adaptation que toute autre génération.

Si les jeunes qui commencent le cégep ou l’université sont appelés à occuper des emplois qui n’existent pas aujourd’hui, comment peut-on les préparer à leur avenir?

La rentrée scolaire bat son plein et, comme d’habitude, les jeunes vivent bien des émotions. Même si commencer une nouvelle année scolaire peut être une expérience très excitante, elle amène aussi son lot d’inquiétudes en raison de l’ampleur des apprentissages à réaliser. Serai-je à la hauteur des attentes? Suis-je en mesure de réussir cette année?

À ces inquiétudes s’en est ajoutée une autre au cours des dernières années. Les étudiants, ainsi que leurs parents, se demandent de plus en plus fréquemment si les formations choisies permettront aux jeunes de s’insérer dans une économie qui change constamment sous l’effet des nouvelles technologies. Bref, est-il possible que nous formions les jeunes pour des emplois qui disparaissent?

Selon certains experts, jusqu’à 65 % des emplois qu’occuperont les jeunes qui commencent maintenant leurs études n’existent pas encore. Dans un tel contexte, comment savoir si les apprentissages d’aujourd’hui seront d’une quelconque utilité plus tard? La formation qu’ils commencent leur permettra-t-elle de connaître du succès sur le marché du travail de demain?

Il y aurait de quoi s’inquiéter, car la logique la plus élémentaire dicte qu’on ne peut pas préparer un jeune à répondre aux exigences d’un emploi avant que ces dernières n’aient été définies. Il nous faudrait une boule de cristal! Heureusement, ce ne sont pas vraiment les emplois que les nouvelles technologies changent, mais plutôt la nature des tâches liées à ces emplois. Il est fort probable que, dans quelques années, les avocats, les comptables ou les médecins accompliront des tâches qu’ils ne font pas aujourd’hui, alors que certaines qu’ils exécutent maintenant auront disparu. Néanmoins, ce seront toujours des avocats, des comptables ou des médecins, et la formation qu’ils reçoivent aujourd’hui leur sera toujours d’une grande utilité.

C’est la nature des tâches qui changent plutôt que les emplois. Donc, la formation que reçoit un avocat ou un comptable aujourd’hui lui sera quand même utile pendant des années.

Toutefois, il n’y a aucun doute que les jeunes qui entament leurs études cette semaine devront, durant leur carrière, démontrer une plus grande capacité d’adaptation que toute autre génération. Pour faire face à une évolution des tâches bientôt constante, quelles compétences leur donner? J’en retiens trois, citées par l’Observatoire compétences-emplois de l’UQAM dans sa revue de recherche.

D’abord, les étudiants devront savoir comment apprendre par eux-mêmes et montrer une grande curiosité. Pour eux, la formation ne sera jamais terminée. Leurs responsabilités changeantes exigeront constamment de nouveaux savoirs.

Ils devront aussi être résilients, c’est-à-dire savoir rebondir au lieu de s’écrouler devant l’adversité qu’engendre souvent les changements soudains. La capacité à faire face aux défis, plutôt que de se décourager et de perdre espoir, est une des clés du succès dans un monde changeant.

Finalement, une maîtrise de base des technologies est devenue une compétence tout à fait essentielle. Plus personne n’a le loisir de ne pas savoir utiliser l’ordinateur et ses outils. C’est primordial!

Maîtriser ces compétences leur permettra de vivre les changements avec plus de sérénité que ne l’a fait ma génération!

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