Une étude prouve que la rémunération des bacheliers et des diplômés de 2e et 3e cycle est meilleure que celle des diplômés du secondaire.

Selon une étude du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE), jusqu’à 7 000 étudiants pourraient décider de ne pas fréquenter l’université au cours des prochaines années, découragés par la hausse des droits de scolarité. Il est donc nécessaire de rappeler que les études universitaires restent tout à fait rentables en dépit de cette augmentation.

En effet, selon des travaux du Center for Education and the Workforce sur les jeunes Américains, un diplômé du baccalauréat gagnera en moyenne, au cours de sa carrière, environ 2,3 M$, alors que le diplômé du secondaire ne gagnera que 1,3 M$.

Par année, la rémunération moyenne des bacheliers est donc de 56 700 $, plutôt que les 32 600 $ moyens des détenteurs d’un DES. Une différence de plus de 21 000 $. 

Quant aux diplômés de 2e et 3e cycles, leurs revenus atteignent en moyenne 2,7?M$ et 3,3 M$ respectivement. Certains programmes (médecine ou droit, par exemple) permettent de gagner encore davantage durant sa carrière, soit plus de 3,6 M$.

En lisant ces chiffres, plusieurs objecteront qu’ils connaissent des gens qui n’ont qu’une formation professionnelle (DEP ou ASP) et qui gagnent plus que bien des diplômés universitaires.

Il est en effet possible pour quelqu’un qui n’a pas fait de longues études de gagner davantage qu’un autre qui a fréquenté l’université. Ce qu’il faut savoir, c’est que c’est l’exception qui confirme la règle. Ainsi, 14 % de ceux qui ont terminé des études secondaire gagnent plus que le revenu moyen des bacheliers.

La situation est similaire au Canada. En 2005, selon Statistique Canada, le salaire moyen annuel d’un diplômé du collégial était de 40 000 $, alors qu’il était de 50 000 $ pour les bacheliers. Seulement 25 % des diplômés des collèges atteindront ce niveau de rémunération.

Il est toujours possible de trouver des étoiles filantes qui ont réussi à se tailler une position enviable sans diplôme. Steve Jobs et Bill Gates sont souvent cités en exemple. Plusieurs familles comptent des autodidactes, ces gens déterminés qui ne laissent pas l’absence de scolarité nuire à leur succès professionnel.

Néanmoins, à moins d’être aussi charismatique et entreprenant qu’eux, il faut compléter des études universitaires pour gagner un aussi bon salaire. Celles-ci valent donc bien les 1 625 $ de plus par année qui seront bientôt exigés.

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