Métro Certains critiques ont déjà avancé l’idée que ce n’est pas simplement la formation qui prépare au marché du travail, mais aussi les expériences que les étudiants y vivent, que ce soit des activités parascolaires ou le contact avec un professeur inspirant ou un mentor.

D’après un sondage récent réalisé par Gallup, certaines expériences durant la formation deviennent un gage de succès pour les diplômés.

La valeur des diplômes universitaires est remise en question. Des entreprises comme Google et Facebook ont récemment annoncé que, pour certains postes du moins, elles préfèrent recruter des autodidactes plutôt que des diplômés. L’apparition d’autres formes de qualifications, comme les badges ou les microdiplômes offerts après une formation façon intensive, suggère que les diplômes universitaires ne sont plus la seule façon de se qualifier pour un bon emploi.

Une étude récente de Gallup vient ajouter à cette remise en question. Longtemps, plusieurs ont cru que le diplôme universitaire, à lui seul, était suffisant pour se lancer dans une carrière prometteuse. Malheureusement, l’expérience venait souvent contredire cette belle conviction. Des diplômés possédant des formations semblables expérimentaient des carrières fort différentes, certaines marquées par l’avancement et le succès, d’autres au contraire par le piétinement.

Est-il possible de prédire les chances d’un jeune diplômé de connaître une belle carrière et de devenir un atout pour son employeur? Pour répondre à cette question, Gallup a interrogé 30 000 diplômés des universités américaines, pour connaître leur degré d’implication au travail et pour savoir s’ils parvenaient à atteindre leurs objectifs, sur les plans tant financier que social. On a ensuite comparé ces résultats au cheminement de formation. Résultat: ceux qui connaissaient le plus de succès avaient en commun six expériences-clés durant leur formation universitaire. Quelles sont-elles? Un professeur exemplaire qui les avait incités à apprendre; des enseignants qui s’étaient intéressés à leur bien-être; un mentor qui les avait encouragés à poursuivre leurs rêves et leurs objectifs; la participation à un projet de longue haleine, habituellement sur plus d’un semestre; la chance de mettre en pratique leurs apprentissages durant un stage; une participation intense à des activités parascolaires.

Selon les résultats de l’enquête, un diplômé ayant à son actif une seule de ces expériences fera preuve de plus d’implication et aura plus de succès que la plupart, mais ce sont les diplômés dont le cheminement inclut ces six expériences-clés qui ont les plus belles carrières. Or, ils ne représentent que 3% des diplômés de l’étude.

Ces résultats ne surprendront pas tout le monde. En effet, certains critiques ont déjà avancé l’idée que ce n’est pas simplement la formation qui prépare au marché du travail, mais bien les expériences que les étudiants y vivent. Ces résultats semblent leur donner raison. Malheureusement, certaines de ces expériences ne sont pas complètement du ressort de l’étudiant lui-même. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de rencontrer durant son parcours un professeur inspirant ou un mentor. D’autres, au contraire, le sont tout à fait, comme la participation à un projet ou le fait de s’inscrire à une formation qui inclut un stage.

Morale de l’histoire : plus tôt l’étudiant s’implique dans son cheminement, plus il aura de chances de connaître du succès plus tard.

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