Le jeu vidéo attendu Horizon Zero Dawn est à nos pas. Voici mes premières impressions de cette exclusivité PS4, un jeu qui mélange les genres à pratiquement tous les niveaux, s’inspirant autant du futur que de l’ère préhistorique, et combinant des éléments de jeu de rôle, de jeu de tir et de jeu d’action.

Horizon Zero Dawn est la nouvelle franchise de Guerilla Games, un studio néerlandais connu jusqu’ici pour ses jeux de tir en vue subjective Killzone.

Le titre suit les aventures d’Aloy, une guerrière mise au ban dès sa naissance par la tribu des Nora. Horizon Zero Dawn se déroule dans un futur lointain, dans un monde post-post-apocalyptique, où la vie a repris le dessus après une catastrophe mystérieuse et oubliée de tous.

Les descendants des survivants de cette catastrophe sont désormais regroupés en tribus, et les vestiges incompris du passé sont généralement traités avec révérence, comme quelque chose d’à la fois mystique et dangereux. La société telle qu’on la connait n’existe tout simplement plus. Si ce n’était de ces dinosaures-robots qui dominent désormais la nature, Horizon Zero Dawn aurait d’ailleurs pratiquement pu se dérouler dans la préhistoire.

Un jeu ouvert, mais avec la signature de Guerilla Games
chasse

Alors que la série Killzone est conçue d’une façon très linéaire, Horizon Zero Dawn, lui, est un jeu ouvert. Après une introduction plus traditionnelle, qui permet d’expliquer les mécaniques du jeu, d’explorer cet univers et d’offrir de la profondeur au personnage principal, le joueur est laissé à lui-même dans un immense monde, qu’il peut découvrir au rythme des quêtes principales et secondaires qui s’offrent à lui.

Le jeu n’est pas sans rappeler la série Far Cry d’Ubisoft, tout particulièrement son dernier volet Far Cry Primal. Le ton des deux séries n’est toutefois pas le même, et la signature de Guerilla Games s’est fait sentir tout au long des quatre heures de jeu que j’ai eu l’occasion d’essayer (les cinématiques sont par exemple beaucoup plus nombreuses que dans la plupart des jeux vidéo du genre).

Visuellement, Horizon Zero Dawn est d’ailleurs sublime, tout particulièrement sur une PS4 Pro, où le jeu s’affiche avec une résolution 4K et la technologie HDR (à 30 images par seconde). Le style photoréaliste met en valeur l’univers créé de toutes pièces par Guerilla Games, et on se perd souvent à apprécier les paysages. On aimerait d’ailleurs pouvoir prendre le temps de regarder les dinosaures de plus près, mais leur puissance nous force généralement à garder une certaine distance.

Dommage, car ces dinosaures-robots (ou plutôt ces animaux-robots, car certains s’inspirent plus d’animaux modernes comme le cheval que du tyrannosaure) ont été créés avec une incroyable précision par les concepteurs du jeu.

Rien de ces robots n’a été laissé au hasard. Leur apparence animale, par exemple, est née du fait que ces formes obtenues par des millions d’années d’évolution sont parfaites pour arpenter la nature. La présence de muscles artificiels vient d’aspirations de la robotique moderne et la carapace autour des bêtes n’est pas qu’une armure traditionnelle comme on en voit normalement dans les jeux vidéo, mais un exosquelette proposé par les experts en robotique consultés par Guerilla Games.

Une bonne variété de missions
Horizon Zero Dawn

Les quelques heures que j’ai eu l’occasion de passer avec Horizon Zero Dawn m’ont laissé un peu sur ma faim par rapport à l’histoire – il faudra jouer un peu plus pour avoir une meilleure idée de la profondeur du jeu et s’accrocher aux personnages, au-delà d’Aloy dont on apprécie la force de caractère dès les premiers instants –, mais elles ont démontré que le jeu offre une bonne variété de missions.

Certaines nécessitent par exemple de tuer un gros dinosaure-robot beaucoup plus puissant que nous, et demandent donc une bonne dose de stratégie, en observant le comportement de la bête, en plaçant des pièges et en découvrant ses faiblesses.

D’autres missions nécessitent plutôt de tuer tout ce qui bouge dans un campement ennemi pour libérer des prisonniers, un autre élément qui rappelle la série Far Cry. Aloy doit également parfois pirater des robots, suivre les traces de gens perdus et beaucoup plus.

Il faudra attendre de jouer un peu plus pour s’en faire une idée, mais au-delà des prouesses graphiques, cette variété semble être l’une des forces du jeu.

Horizon Zero Dawn contient aussi beaucoup d’éléments de jeux de rôles, comme le ramassage de ressources (en tuant des animaux et des robots plus faibles, ou encore en ramassant du bois et des plantes), la création de nouveaux objets, l’assemblage d’un arsenal personnalisé et l’apprentissage de nouvelles techniques. En quatre heures, je n’ai toutefois exploré que la surface de ce volet du jeu.

Dans l’ensemble, aucun aspect d’Horizon Zero Dawn ne m’a semblé particulièrement unique. La combinaison est toutefois originale, l’univers est intrigant, la musique est efficace, les combats sont fluides et le jeu est visuellement superbe.

Sans avoir été complètement renversé, ma curiosité est suffisamment piquée pour avoir hâte de donner une véritable chance à Horizon Zero Dawn lors de son lancement le 28 février prochain.

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