Cooked4U

Notre journaliste s’est lancé comme défi d’utiliser plusieurs plateformes de l’économie du partage pour financer un séjour à la campagne et y boire bonne bouteille de champagne sans alourdir sa carte de crédit. Après la diète Dollarama, Opération zéro déchet et Manger trois jours sans dépenser un sou, voici un autre article à saveur sociologique.

Lire aussi le texte principal: Défi campagne et champagne grâce à l’économie collaborative

Bon ça y est, je suis en voie de devenir le Bill Gates de l’économie du partage. Je me suis inscrit sur deux sites de services entre particuliers. Non, je ne suis pas chauffeur UberX (ma vieille Mazda est trop âgée et je n’ai pas envie de fâcher Denis Coderre). Non, je n’ai pas mis ma place de stationnement à louer sur Prkair (trop compliqué de se trouver une place de stationnement de remplacement dans le quartier).

En fait, j’offre depuis mercredi dernier mon vélo sur Spinlister à un tarif super concurrentiel (3$ de l’heure) alors que le site suggère 5$ comme prix moyen. Depuis trois semaines, et même s’il n’y a qu’une trentaine de vélos disponibles à Montréal, je n’ai reçu aucune offre et j’ai compris pourquoi en regardant la qualité des vélos offerts. Le mien avec sa vieille pancarte électorale utilisée comme garde-boue n’est pas super invitant, même si j’offre un siège pour bébé en option…

Alors je suis aussi inscrit sur cooked4U, où l’on peut vendre ses plats cuisinés à la maison aux autres membres. Les transactions se font par internet. Les acheteurs peuvent venir eux-mêmes chercher leurs plats chez les cuisiniers-citoyens ou se les faire livrer par Cooked4u dans un délai d’une heure, moyennant un supplément. La start-up paie ses cuistots par interac tous les lundis.

Je vends des barres granolas à 2$. Pas de quoi se démarquer au milieu des dumplings, salade de dinde grillée ou la confiture de kiwi-citron, me direz-vous! Erreur: mes barres santé sont surmontées de vers de farine déshydratés, l’aliment du futur, selon les Nations unies! Je vise la niche des foodies curieux ainsi que ceux qui veulent faire une blague à leurs amis. Il me restait un sachet datant d’un article réalisé l’année dernière, et d’après la fondatrice d’uKa protéine que j’ai recontactée, il n’y a pas de problème de salubrité, même après un an.

Il aura fallu cinq heures pour que ma stratégie marketing tBarres aux insectesombe à l’eau: coup de fil d’une des dirigeantes de Cooked4u qui m’a aimablement suggéré de remplacer ma photo par une version sans insectes «moins trash». «Vous comprenez, les gens qui aboutissent sur notre site ont faim et on ne veut pas leur couper l’appétit», m’a-t-elle expliqué en substance.

Je ne lui jetterai pas la pierre, mes collègues ont eu la même réaction en voyant la photo.

Décidément, il n’y en aura pas de facile dans ce défi campagne et champagne! Demain, j’emploie les grands moyens.

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