Betina Lou La marque montréalaise Betina Lou participe à la campagne We Made Your Clothes.

Qui a cousu le chandail que vous portez aujourd’hui? En mémoire des 1135 travailleurs du secteur textile qui ont perdu la vie au Bangladesh le 24 avril 2013, le mouvement Fashion Revolution a été lancé «pour sensibiliser les consommateurs aux enjeux des conditions de travail dans lesquelles sont fabriqués leurs vêtements».

Cette année, la marque montréalaise Betina Lou joint sa voix à la campagne We Made Your Clothes, organisée dans le cadre de la Fashion Revolution Week (24 au 30 avril). La designer Marie-Eve Emond a ainsi voulu présenter les visages derrière son étiquette «Fait au Canada»: Catherine, Tricia, Gabriel, Giovanni, Thu, Fernanda et quelques autres.

«Nous avons décidé de prendre part au mouvement en présentant une série de portraits des gens impliqués dans les différentes étapes de la conception et de la fabrication de nos vêtements», explique la marque dans une infolettre envoyée lundi matin, une position aussi diffusée largement sur les médias sociaux.

«Nous montrons régulièrement le processus de création via nos photos et nos « stories » sur Instagram, mais plus rarement les collaborateurs minutieux et talentueux qui les coupent, les assemblent, en éliminent les derniers fils ou en repèrent les imperfections pour que nous puissions livrer un produit de qualité à chérir longtemps, est-il écrit. Aujourd’hui, nous prenons le temps de vous les présenter et de leur dire merci.»

Les photos, signées Samuel Cogrenne, mettent en scène une main-d’oeuvre qui se fait par ailleurs de plus en plus rare au Québec.

Parmi d’autres marques d’ici, Sokoloff Lingerie participe aussi à cette initiative. «Nos couturières travaillent avec passion, à Montréal, Canada», est-il indiqué sur la page Facebook de la marque.

En parallèle, une dépêche de l’agence La presse canadienne rapportant les inquiétudes de Human Rights Watch indique en cette date anniversaire que «seulement 17 compagnies respectent maintenant le niveau minimum de transparence». Selon un rapport de l’organisme cité dans le texte, «l’industrie a encore beaucoup de chemin à faire».

On l’a vu: pointer les entreprises du doigt et nommer les fautives ne suffit pas à changer les choses. Dans une économie de marché où le bas prix fait loi, il faudra que les créateurs locaux trouvent le moyen de se distinguer encore davantage pour attirer de nouveaux clients.

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