Yves Provencher/Métro Peut-être que les multiples statuettes de la Vierge et des différentes saintes qui ornent le mur vert pastel du Santa Barbara posent un œil bienveillant sur le restaurant...

Il y a un mois, La Petite-Patrie a accueilli un nouvel établissement : le Santa Barbara.

Si sainte Barbara est la patronne des électriciens et des pompiers, le petit local qui a ouvert le mois dernier n’est ni une caserne ni une compagnie d’électriciens. Il s’agit d’un restaurant. Un restaurant qui flirte en douceur avec le flexitarisme.

En effet, alors que certains végétariens et d’autres omnivores se tournent de plus en plus vers le flexitarisme (flexibilité concernant le degré auquel on pratique le végétarisme), le Santa Barbara est le restaurant parfait pour satisfaire ces deux espèces de mangeurs en voie de développement. S’il y a essentiellement des plats végé, c’est-à-dire exclusivement composés de légumes, la carte propose néanmoins un plat d’agneau braisé et un autre de moules à la bière.

Quand on franchit la porte du restaurant situé à l’angle des rues Saint-Zotique Est et Saint-Vallier (ça fait beaucoup de noms bénis tout ça!) pour rejoindre notre complice gastronome, on pénètre dans une p’tite place sans prétention, mais on sait d’avance qu’on s’y sentira bien. Peut-être les multiples statuettes de la Vierge et des différentes saintes qui ornent le mur vert pastel posent-elles un œil bienveillant sur l’endroit? Lumière tamisée, décoration réduite à son plus simple appareil, petites bougies sur chaque table, le Santa Barbara a misé sur la simplicité pour nous recevoir.

Nous choisissons de nous ouvrir l’appétit en essayant un des cocktails de la maison. En raison de son nom exotique, nous jetons notre dévolu sur le Tiki Time. Le mélange de gin, de sirop d’orgeat, de jus de citron et d’eau de noix de coco nous rafraîchit. Le cocktail étant savamment dosé, le sirop d’orgeat n’est pas dominant, et l’eau de noix de coco, très subtile, ne rend pas la boisson trop sucrée.

Pour picorer tout en discutant, nous avons partagé le beignet aux poireaux accompagné de son labneh au citron. Un régal! Le labneh, légèrement acidulé, adoucit le côté gras du beignet.

Avant de passer au plat de résistance, on veut impérativement goûter à la salade de kale de Russie. Toutes les délicieuses rumeurs qui courent à son sujet sont vraies. Délicieusement apprêtés, les morceaux d’avocat, les graines de citrouille rôties et le shiitake apportent croquant et douceur aux feuilles de kale (chou frisé).

Puis arrivent devant nous les pierogies à la patate douce faits maison. Ce plat polonais revisité est original. Bien que la pâte des pierogies soit un peu trop épaisse, les saveurs se marient parfaitement.

Toutefois, on trouve que le goût du kashkeval, ce fromage de brebis hongrois, est trop discret, et que le chou, qui fait office d’accompagnement, manque peut-être d’un peu de poudre de perlimpinpin. On aurait également apprécié une portion un peu plus généreuse de yogourt de chèvre.

Notre invité a, pour sa part, opté pour les légumes d’automne rôtis accompagnés de verdures, de fromage à la crème fouettée, d’aneth et de menthe. Il semble se régaler, bien qu’en omnivore il aurait aimé croquer dans un morceau de viande ou de poisson.

Notre moment préféré de chaque repas arrive enfin! Sur la carte, deux desserts : le tapioca à la noix de coco, lime et anis étoilé, et la crème Napolitaine.

Non, la crème napolitaine n’est pas à base de fraises, de vanille et de chocolat. Au Santa Barbara, c’est plutôt une crème au café, à la cardamome et au caramel. Un mariage de saveurs intéressant. La crème est onctueuse sans être bourrative. Elle clôt avec brio notre visite au restaurant Santa Barbara.

Nous repartons repus, en retenant cette sainte adresse où nous risquons de revenir très bientôt.

En résumé

  • L’occasion. Repas entre amis, en famille ou en amoureux.
  • L’ambiance et le décor. Lumière tamisée, petites bougies sur chaque table. Hormis de petites statues de saintes sur le mur vert pastel, le Santa Barbara a misé sur la simplicité pour sa décoration.
  • Les prix. Compter environ 45 $ (avant taxes et pourboire) pour deux entrées à partager, un plat principal, un dessert et un cocktail.
  • Nous avons aimé. Notre serveur attentionné, qui a répondu à chacune de nos demandes et interrogations.
  • Nous avons moins aimé. Le chou qui accompagnait notre plat de pierogies à la patate douce.

Restaurant Santa Barbara
436, rue Saint-Zotique Est
(514) 273-4555

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