Getty Images/iStockphoto «Entendre des conversations non pertinentes [à la tâche en cours] contribue à faire augmenter la surcharge mentale, les piètres performances, le stress et la fatigue», pouvait-on lire dans le Journal of Environmental Psychology en 2009.

Un nombre croissant de travailleurs se retrouvent désormais dans des bureaux où les cloisons n’existent pas. Comment se comporter quand il est impossible de se soustraire à la vue de ses collègues?

Parce que c’est en vogue, on a tendance à ne voir que les bons côtés de ces nouveaux bureaux à aire ouverte qui pullulent aussi bien dans les grandes boîtes comme Google ou Facebook que dans les petites coopératives de travail.

Certes, les avantages sont réels. Comme le souligne Anik Shooner, architecte et cofondatrice de la firme Menkes Shooner Dagenais Létourneux, «un tel espace donne plus de lumière naturelle, en plus d’être bon pour la collaboration et la consolidation d’équipe».

Mais on se rend compte que ces espaces ouverts ont aussi leurs inconvénients, et demandent une adaptation de la part des travailleurs. Petit guide pour accommoder tout le monde…

Le bruit
Le premier inconvénient qui vient en tête est celui du bruit. Les études sont sans équivoque à cet égard: «Entendre des conversations non pertinentes [à la tâche en cours] contribue à faire augmenter la surcharge mentale, les piètres performances, le stress et la fatigue», pouvait-on lire dans le Journal of Environmental Psychology en 2009.

Face à ce problème, Anik Shooner suggère aux travailleurs de se doter d’un casque d’écoute pour réduire le bruit. Ensuite, elle conseille d’utiliser les salles de conférence au moment de faire un appel.

Les interactions avec les collègues
«Ce n’est pas parce qu’on est dans un espace ouvert que tout le monde se parle et travaille en équipe à tout moment, remet Anik Shooner en perspective. S’il y a des périodes de la journée où l’on a besoin de concentration, on peut informer nos collègues de ne pas nous déranger.» Inversement, on respecte la bulle de ceux qui sont à l’ouvrage. Envoyer un courriel, dans cette situation, est peut-être une manière plus appropriée de communiquer.

Les virus
Une personne qui se mouche et qui tousse constamment, c’est dérangeant pour les collègues. En plus du risque de propagation des virus. Quand c’est possible, il est alors
préférable d’opter pour le télétravail ou de simplement rester à la maison (et se reposer).

Une étude publiée dans le Scandinavian Journal of Work, Environment & Health vient d’ailleurs renforcer l’idée qu’il vaut mieux rester chez soi pour ne pas contaminer tout le monde. Les travailleurs dans les bureaux à aire ouverte sondés prenaient 62% plus de congés maladie que les autres travailleurs.

La liberté des uns…
Quand on partage la même pièce, on doit redoubler de vigilance pour ne pas empiéter sur l’espace de l’autre. Comme on le sait, la liberté des uns s’arrête où celle des autres commence…

«Pour les manteaux et les bottes, il y a habituellement un vestiaire prévu à cet effet, rappelle l’architecte. En ce qui concerne le matériel de travail, on doit porter attention et ne pas déborder sur l’espace de son collègue.»

Il va sans dire que les odeurs, aussi bien corporelles  qu’alimentaires, voyagent plus facilement. On se gardera donc de casser la croûte avec un met dont le fumet pourrait incommoder le voisin…

Ce sont ces petites attentions, en fin de compte, qui rendront la vie plus agréable à chacun!

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