Chantal Levesque

Âgé de 
25 ans, François de Kerret a cofondé en 2015 la start-up Simplyk avec quelques camarades de classe. Depuis, l’organisme a permis à quelques centaines de personnes de s’engager comme bénévoles dans leur communauté, à Montréal comme ailleurs. Rencontre avec un jeune homme aux grandes ambitions.

Qu’est-ce que Simplyk?
La plateforme Simplyk, [qui compte 160 organismes inscrits], vise à aider les gens prêts à donner de leur temps à agir. On est partis du constat que de nombreuses personnes voulant se rendre utiles n’arrivaient pas à trouver des occasions répondant à leurs intérêts et entrant dans leur horaire. On veut supprimer toutes ces barrières pour qu’entre le moment où tu veux te rendre utile et le moment où tu t’impliques concrètement, tu rencontres le moins de problèmes possible.

En parlant avec des élèves d’écoles secondaires, on a réalisé qu’il y avait une demande pour des occasions de bénévolat épanouissantes pour les jeunes. On s’est donc concentrés sur eux en établissant un partenariat avec deux écoles secondaires, bien que la moitié de nos utilisateurs soient des étudiants universitaires et des adultes.

Comment vous est
venue l’idée de créer
 cet organisme?
Quand je suis arrivé à Montréal pour faire ma maîtrise, je voulais faire du bénévolat. J’ai cherché et j’ai réalisé que c’était difficile de trouver. En parlant avec des organismes et les gens autour de moi, j’ai compris qu’autant les citoyens que les organismes étaient à la recherche de quelque chose de plus technologique pour lier les volontaires aux organismes. Quand ça a commencé, on ne s’attendait pas à créer une start-up. C’était plutôt un projet entre amis. Finalement, on s’est pris au jeu. La popularité de notre organisme est grandissante. 
À l’approche de Noël, en deux semaines, on a noté près d’une centaine d’inscriptions à des activités bénévoles.

Quelles sont vos ambitions pour 2017?
En septembre, on voudrait être présents, partout au Québec. L’année prochaine, on voudrait s’étendre à l’Ontario, où le bénévolat est obligatoire dans la plupart des écoles secondaires, puis on vise le reste du Canada. Le financement, évidemment, sera un défi. Il sera également ardu de couvrir un plus grand territoire tout en gardant un contact personnel avec les organismes et tous ceux qui utilisent notre plateforme. Pour cela, on aura bien sûr besoin de plus d’employés.

Sur le plan personnel, je voudrais réussir à dégager un peu plus de temps pour moi. Je travaille 50 heures par semaine à ce projet, donc ce n’est pas toujours facile. Mais c’est compensé par le fait que c’est passionnant. En fait, on est tellement impliqués dans ce projet qu’on ne voit pas le temps passer.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

En rafale

Quel est
 votre film préféré?
Forrest Gump. Chaque fois que je le vois, ça me rend très heureux.

Quelle est
 votre chanson favorite?
The Partisan, de Leonard Cohen.

Montréal en trois mots?
Chaleureuse, solidaire et cyclable.

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