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Chaque année, 500 000 Canadiens s’absentent du travail pour des problèmes 
de santé mentale.

Ces absences occasionnent des pertes de 51G$ pour l’économie au pays. Bonne nouvelle, toutefois: la santé mentale au travail s’est améliorée au cours de la dernière décennie.

Un sondage mené par Ipsos montre que 71 % des employés considèrent leur environnement de travail comme sécuritaire sur le plan psychologique et sain pour leur santé; une augmentation de 6% depuis 2009. À l’inverse, la proportion d’employés considérant que leur milieu de travail est mauvais pour leur santé est de 10%, une chute de 1% depuis 2009.

Une autre étude, réalisée par le Centre pour les sciences de la santé psychologique de l’Université de Fredericton, a fait ressortir la perception de plus en plus répandue selon laquelle les employeurs ont l’obligation sociale de prévenir la détresse psychologique.

Le sondage Ipsos établit un lien direct entre l’amélioration de la santé mentale au travail et l’adoption par les employeurs de la norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail. Cette norme, lancée en 2013, a été élaborée par l’Association canadienne de normalisation et par le Bureau de normalisation du Québec. Elle propose des mesures, des outils et des ressources pour promouvoir la santé mentale des employés et pour prévenir les préjudices psychologiques causés par des facteurs liés au travail.

Tout le monde y gagne
Pour les employeurs, se préoccuper de la santé mentale des employés est une stratégie gagnante, car plus de 30% des réclamations de congé de maladie et 70% des coûts associés à ces réclamations sont attribuables à la maladie mentale. En protégeant la santé mentale des employés, la norme a des impacts positifs sur la productivité de l’entreprise, sa performance financière, la gestion du risque, le recrutement et la rétention du personnel.

Selon le sondage Ipsos, dans les organisations ayant implanté la norme, seulement 5% des employés jugent leur environnement de travail 
psychologiquement malsain, tandis que c’est le cas de 13% des employés des entreprises qui ne l’ont pas adoptée.

Moins stigmatisés
Les attitudes envers les problèmes de santé mentale
ont enfin commencé à 
changer. Les mentalités évoluent, notamment grâce aux 
nombreuses campagnes de sensibilisation auprès du grand public pour démystifier la maladie mentale et lutter contre les préjugés. En mettant l’accent sur l’importance d’en parler ouvertement, on atténue le caractère tabou de la maladie mentale, bien qu’il reste encore énormément de chemin à faire.

D’après l’étude de 
l’Université de Fredericton, les employés aux prises avec des problèmes de santé mentale sont mieux traités au travail qu’en 2007. C’est du moins l’avis de 64,7% des répondants.

De plus, l’accès à des services de counseling ou de thérapie grâce aux programmes offerts par les employeurs s’est grandement amélioré, passant de 62% à 83,7% entre 2007 et 2016. Davantage d’employeurs augmentent la couverture offerte à leur personnel relativement à la santé psychologique. Gageons qu’ils constatent les bienfaits de tels services.

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