Anthony Laroche est membre du corps professionnel de la Clinique podiatrique Lampron-Perron.

Âgé de 24 ans, il participe avec passion aux activités des GRIS-Montréal, un organisme qui intervient entre autres en milieu scolaire et auprès des aînés afin de démystifier l’homosexualité et la bisexualité.

Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer avec le GRIS-Montréal?
Quand j’ai terminé le cégep, j’avais déjà commencé à imaginer une forme d’organisme qui me permettrait d’intervenir dans des écoles et de dire aux jeunes qui ont de la misère avec leur orientation sexuelle que ça va aller mieux. J’aurais aimé que quelqu’un me le dise, m’en parle à moi. Heureusement, j’ai été vraiment chanceux, particulièrement lorsque j’ai eu à faire mon coming out. J’ai eu la chance d’avoir un bon cercle d’amis. Mais je connais beaucoup de gens pour qui ça a été dévastateur, voire dangereux pour leur vie.

Je voulais pouvoir redonner un peu de la chance que j’ai eue. Et là, purement par hasard, je rencontre la directrice du GRIS lors d’une partie de tennis. Elle m’a décrit ce que c’était et tout de suite je me suis joint à eux. On m’a donné une formation continue pour que j’apprenne à intervenir en classe et à défaire tous les préjugés. J’ai vraiment aimé ça.

En quoi consiste votre implication bénévole dans cet organisme?
J’ai réalisé plusieurs interventions en classe. Je participe aussi à la collecte de fonds annuelle en m’impliquant dans le service et tout ça. Récemment, je suis aussi devenu formateur. Les bénévoles qui vont en classe pour la première fois, je leur sers de tuteur pour qu’ils sachent comment bien intervenir auprès des jeunes. Sinon, je parle du GRIS tout le temps. Dès que j’en ai l’occasion, j’en parle à mes patients. J’ai aussi pris la décision de fermer la clinique le vendredi pour pouvoir m’impliquer davantage dans le GRIS.

Qu’est-ce que le bénévolat vous apporte sur le plan personnel?
Ça a l’air niaiseux, mais le GRIS, même si c’est du bénévolat, je trouve que c’est extrêmement payant sur le plan personnel. Parfois, quand la classe se vide à la fin de la période d’intervention et que tous les jeunes ont remis leur questionnaire, j’ai un élève qui vient me voir pour me dire que je l’ai vraiment aidé. Ou encore ce sont des professeurs qui nous remercient de leur donner des conseils. C’est tellement payant que j’en ferais une job à temps plein!

En rafale

Quel est votre endroit préféré à Montréal?
La Promenade Ontario, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Quel a été votre dernier voyage?
J’ai passé un mois en Nouvelle-Zélande.

Quel est votre livre préféré?
Kafka sur le rivage, de l’écrivain japonais Haruki Murakami.

Montréal en trois mots?
Progrès, diversité et activité.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Aussi dans Carrières :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!