«Malgré l’attention portée à la question et les efforts de sensibilisation de nombreux organismes, le déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale s’est aggravé au cours des 10 dernières années.»
C’est du moins ce qu’affirme Jacques Barrette, professeur à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa, dans la conclusion de son rapport Conciliation travail-famille?: qu’en savons-nous vraiment? publié la semaine dernière.
Parents préoccupés
Selon cette étude, qui a passé en revue l’ensemble des recherches canadiennes et internationales consacrées aux causes fondamentales du conflit travail-famille et à ses conséquences sur les familles et les organisations, 44 % des Canadiens sont d’avis que leur travail a des répercussions négatives sur leur vie familiale.
«Ce n’est pas la première fois que nous nous intéressons à cette question, a expliqué Clarence Lochhead, directeur exécutif de l’Institut. Il est prouvé que tenter de conjuguer réussite professionnelle et respect des obligations familiales crée beaucoup de stress. Nous savons en outre que cela a des répercussions négatives sur la capacité à prodiguer des soins essentiels, mais nous connaissons également les stratégies à préconiser pour améliorer la situation.»