Parce que la re­cher­che de profils rares passe par une très bonne connaissance d’un milieu professionnel, le chasseur de têtes se spécialise souvent dans un ou quelques secteurs de l’économie.

«Chez nous, on ne parle plus de personne généraliste, qui sait tout faire, car c’est anti-commercial, es­ti­me le Franco-Canadien Stéphane Lévy, président du Club des chasseurs de têtes, basé à Paris. On cherche un candidat qui a un domaine de compréhension précis, car nos clients sont prêts à payer pour trouver le bon profil.»

Le chasseur de têtes montréalais Denis Gagnon, lui, a choisi de travailler dans l’administration et les technologies de l’information, mais pas dans l’industrie manufacturière. «Car dans ce secteur, les ouvertures de postes restent très spécifiques, tout comme dans le domaine des assurances, affirme-t-il. Quant à l’alimentation, on doit posséder une reconnaissance et une certification.»

À la recherche de profils rares
Pour autant, la croissance d’un secteur ne rime pas forcément avec l’essor des cabinets de chasse. Dans le milieu de l’informatique par exemple, les offres fleurissent sur l’internet, faisant perdre au chasseur sa valeur ajoutée.

«Pour faire appel à un chasseur de têtes, il faut que le besoin de dénicher un profil rare existe, explique Stéphane Lévy. On trouve généralement les chasseurs dans les domai­nes de la direction, ainsi que dans tous les métiers où l’on n’arrive pas à trouver aisément un candidat : cabinets d’avocat, santé, logistique, comptabilité, marketing…»

Nombre de chasseurs de têtes choisissent donc de se positionner dans les services financiers.
Selon les secteurs concernés, le délai de recrutement peut varier de plusieurs semaines : «Combler un poste prend environ six semaines suivant le type de poste. Pour un président d’entreprise, on est déjà allés jusqu’à trois mois.»

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