Si les parents s’inquiètent des répercussions qu’aura un emploi sur les études de leurs rejetons, ces derniers sont nombreux à prôner l’indépendance financière. Michelle Parent et Rémi Côté, deux psychologues scolaires, mettent les pendules à l’heure. Avant tout, Michelle Parent, psychologue à la Commission scolaire de Montréal, croit qu’il faut voir  le fait d’avoir un emploi chez les jeunes comme une expérience enrichissante qui procure une autonomie financière, qui enseigne le sens des responsabilités, qui permet de socialiser et qui met en contact avec la réalité du monde du travail. «Les emplois étudiants représentent un élément important dans la croissance personnelle», explique-t-elle. Et les bénéfices sont encore plus nombreux si l’emploi est en lien avec les études.

Une question d’équilibre
Mais, bien qu’un emploi pendant les études offre des bénéfices, il peut aussi, si la situation n’est pas bien gérée, avoir des conséquences négatives sur les résultats scolaires. Selon Rémi Côté, psychologue à la Commission scolaire de Montréal, pour un étudiant à temps plein, il est préférable de ne pas dépasser 15 à 20 heures par semaine de travail en dehors de l’école. «Au delà de ce temps, il est prouvé que l’emploi nuit aux études», dit-il.

Les deux psychologues s’entendent sur le fait qu’entre les études et le travail, il doit rester suffisamment de temps à l’étudiant pour faire de l’exercice, pour ses relations interpersonnelles, pour ses loisirs, pour avoir assez d’heures de sommeil et pour bien s’alimenter. «Tout est une question d’équilibre, explique Michelle Parent.

Si l’emploi fait que l’étudiant n’est plus capable de donner le maximum dans ses études, il faut diminuer ses heures. C’est une question de priorités, quitte à s’endetter ou à prendre une pause de l’école pour amasser des sous et ensuite se consacrer entièrement à ses études.» 

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