Certains emplois dans le 
domaine de l’environnement n’existaient tout simplement pas il n’y a pas si longtemps. Entrevue avec la directrice du développement durable à HEC Mont­réal depuis trois ans, Johanne Turbide, dont le poste a été créé il y a une dizaine d’années.

À quoi ressemblent 
vos tâches quotidiennes?
Depuis 10 ans, on sensibilise l’ensemble de la communauté, des employés, professeurs et étudiants, à des pratiques de développement durable. On fait en sorte que les gestionnaires formés à HEC Mont­réal soient sensibilisés aux questions de développement durable, aux répercussions environnementales de leurs décisions. C’est ça le mandat.

Quel genre de gestes 
posez-vous?
On va chercher des accréditations pour montrer qu’on tient compte du développement durable. Par exemple, on a implanté le compostage.

Que vouliez-vous faire lorsque vous étiez enfant?
Je voulais être prof d’université! J’aspirais à un monde meilleur, j’ai toujours été dans le «comment on pourrait être plus inclusif».

Quel conseil donneriez-vous 
à un jeune qui voudrait faire 
votre métier?
Travaillez en équipe, brisez les silos, allez chercher les convaincus et les «convaincables». Commencez à discuter avec ceux qui croient à ça et qui peuvent apporter les bons arguments.

Est-ce qu’il y a beaucoup d’emplois dans ce domaine?
De plus en plus. Le développement durable, on le dit souvent, ce n’est pas un sujet, c’est un concept. Il faut regarder ça comme un ensemble. La jeune génération qui doit vivre avec les choix des générations précédentes se pose ces questions-là: est-ce qu’on a pensé a vérifier si nos fournisseurs dans les pays en développement ont de bonnes pratiques? Est-ce qu’on a pensé à l’approvisionnement local? Est-ce qu’on a pensé à une économie circulaire? Dans les entreprises, si les hauts gestionnaires s’en préoccupent peu, ce sera difficile de créer des emplois. Plus les gens vont être conscientisés, plus il va 
y en avoir, des emplois.

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