Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Pourquoi ne pas donner raison à l’adage et partir étudier ailleurs? Même s’ils sont divisés en quatre entités distinctes, Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) partagent le même but: faire voyager les jeunes Québécois.

Marc Brodeur partira pour la France dans quelques se­maines. Grâce à une bourse de LOJIQ, cet entrepreneur en écoconstruction aura la chance d’assister aux Rendez-vous de la construction durable et de l’énergie propre, à Lyon. «Avec cette expérience, je pourrai améliorer mes connaissances, importer de nouvelles technologies et me faire de nombreux contacts. Au bout du compte, ça me distinguera de la concurrence», indique le jeune homme, qui en est à sa deuxième collaboration avec les Offices jeunesse.

Le développement professionnel est justement un des objectifs que visent LOJIQ. «Notre mission est de soutenir les projets qui permettront aux candidats d’acquérir des compétences dans leur domaine d’études ou de travail», explique Philippe Bussière, directeur des communications de LOJIQ. Pas question de financer ceux qui voudraient visiter la tour Eiffel pour le simple plaisir, donc.

En plus d’avoir un projet en lien avec leurs études ou leur carrière, les postulants doivent être âgés de 18 à 35 ans, être citoyens canadiens ou résidents permanents et habiter au Québec depuis au moins un an. S’ils remplissent toutes ces conditions, les candidats sont admissibles à des bourses allant en moyenne de 800 à 1000 $. Cette année seulement, plus de 4 700 jeu­nes  ont pu bénéficier de cette aide.

Mais attention, prévient M. Bussière, LOJIQ ne sont pas seulement là pour signer des chèques. En offrant de l’aide sur le plan logistique et de judicieux conseils, l’organisme accompagne en effet les participants à chaque étape du processus. En retour, les candidats sélectionnés doivent être capables de se questionner sur leurs valeurs et leurs préjugés afin de profiter réellement de leur séjour à l’étranger. De plus, ils doivent améliorer leur capacité d’adaptation, parce que, comme le rappelle M. Bussière, «les projets ne tournent pas toujours comme prévu. Dans de telles situations, le jeune doit être en mesure de tirer des ap­prentissages de son expérience.»

LOJIQ ont également mis sur pied des programmes réservés aux décrocheurs. «En prenant part à un projet international, ceux-ci regagnent con­fiance en eux», dit M. Bussière. Selon les données fournies par LOJIQ, plus de 80 % de ces jeunes en difficulté complètent leur réinsertion socioprofessionnelle.

Offices jeunesse
Les différents Offices jeunesse internationaux du Québec

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