Même s’il exerce une profession de l’ombre, le traducteur joue un rôle essentiel. En raison de la mondialisation de l’économie, le traducteur devient un intermédiaire incontournable, celui grâce à qui les mots étrangers trouvent un équivalent dans notre langue. «Attention, un traducteur ne traduit pas des mots, il traduit du sens», souligne Réal Paquette, traducteur et adjoint au responsable des études en traduction de premier cycle de l’Université de Montréal. Cette précision est significative. «Une personne qui maîtrise une langue peut traduire des mots.

Traduire le sens d’une phrase ou d’un texte est beaucoup plus difficile. Cela demande une véritable formation que n’ont pas toujours les autodidactes», ajoute Johanne Boucher, traductrice agréée et directrice générale de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec. Durant sa formation, l’aspirant traducteur s’initie aux méthodes de traduction, ainsi qu’à l’approfondissement de la deuxième langue et de sa langue maternelle.

Des cours consacrés aux différents champs de spécialisation (médical et pharmaceutique, juridique, technique et scientifique, économique, adaptation publicitaire, audiovisuel et littéraire) sont aussi offerts aux étudiants. «C’est parce que les techniques de traduction varient beaucoup selon les types de documents et les publics visés», précise Johanne Boucher.

Et même si, à la fin de leur parcours scolaire, les diplômés ont les outils nécessaires pour Å“uvrer dans le monde de la traduction, nos deux intervenants les encouragent à suivre d’autres formations pour se spécialiser un peu plus. «Il existe deux façons de se spécialiser : soit sur le tas, soit en suivant des cours dans un domaine précis», explique Réal Paquette. Au bout du compte, ce souci va leur permettre de se distancer des traducteurs improvisés et des logiciels de traduction. «Le traducteur est un professionnel, il va réfléchir sur le texte, faire ce qu’il faut pour que le sens soit fidèle à l’original, et ça, il n’y a pas un logiciel qui peut le faire», conclut Mme Boucher.

La formation en bref
Diplômes universitaires en traduction :

  • Baccalauréat en traduction
  • Certificat en traduction
  • Maîtrise en traduction
  • Diplôme d’études supérieures en communication
  • Doctorat en traduction

Universités montréalaises qui offrent ces programmes : Université de Montréal, McGill et Concordia

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