Getty Images/iStockphoto Pour qu’il s’agisse effectivement de chômage-plaisir, mieux vaut éviter la peur de ne pas trouver un nouvel emploi.

Si, pour certains, le chômage constitue une rude épreuve, pour d’autres, il s’agit d’une occasion de se ressourcer, voire de se réinventer. Aux États-Unis, le funemployment, contraction de fun et d’unemployment, prend de l’ampleur. Explications.

Repenser sa carrière, faire du bénévolat, pratiquer des activités artistiques ou sportives… Et si chômage pouvait rimer avec plaisir?

Pour certains, cette pause permet de s’adonner à ce qu’ils ne pouvaient pas faire pendant leur salariat, faute de temps. En quête d’emplois qui ont du sens, ces chômeurs assumés en profitent pour se préparer à emprunter une nouvelle trajectoire personnelle et professionnelle.

Qu’est-ce que le funemployment? Et qui est concerné par ce phénomène grandissant?

Une nouvelle façon d’interpréter le chômage
«Le chômage peut s’avérer bénéfique, mais cela dépend avant tout de la personnalité, de la situation financière et des aspirations de chacun», dit Denis Morin, CRHA et professeur de gestion des ressources humaines à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Si les études montrent que le chômage affecte négativement le bien-être, M. Morin explique que cette période peut être positive dans certains cas. Avant tout, le chômage est «le fun» si la personne dispose de ressources financières suffisantes et si elle bénéficie du soutien moral de son entourage.

«Le chômage peut s’avérer bénéfique, mais cela dépend avant tout de la personnalité, de la situation financière et des aspirations de chacun.» – Denis Morin, CRHA et professeur de gestion des ressources humaines à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM

Avoir confiance en ses capacités
Pour parler de chômage-plaisir, mieux vaut éviter la peur de ne pas trouver un nouvel emploi. Une personne ayant des atouts professionnels distinctifs sur le marché du travail sera ainsi moins exposée aux conséquences négatives du chômage grâce à la certitude d’être réembauchée.

«Un bon réseau social et professionnel permet aussi de maintenir une perspective plus positive face au chômage, avec l’espérance d’obtenir un poste rapidement par la suite», ajoute Denis Morin. De plus, selon lui, les gens avec une forte estime d’eux-mêmes et un haut degré d’optimisme, moins stressés par la recherche d’un emploi, composent plus efficacement avec le chômage.

Moins de place pour le travail
Si la notion de chômage-plaisir a vu le jour, c’est aussi parce que la vision de l’emploi n’est plus la même qu’auparavant. «À l’heure actuelle, nous savons qu’il n’y a pas que le travail qui compte dans la vie des gens, notamment pour les plus jeunes générations», rappelle Denis Morin.

«Par ailleurs, avoir des activités routinières en plus de son emploi favorise le bien-être lors d’une période de chômage, mais certains n’en sont pas capables», ajoute-t-il. Finalement, plus l’individu aura construit sa vie en dehors du travail, plus le chômage sera un plaisir.

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