Collaboration spéciale «Je consacre environ une heure par jour aux médias sociaux afin d’entretenir les liens avec les candidats potentiels», explique Mélanie Rancourt, conseillère en ressources humaines.

Voici un exemple concret, celui de l’entreprise québécoise Frima Studio, pour prouver que recrutement et réseaux sociaux font bon ménage quand on sait s’y prendre.

Mélanie Rancourt est conseillère en ressources humaines chez Frima Studio, une entreprise de Québec spécialisée dans la création de jeux vidéo et de divertissement numérique. Affectée plus particulièrement au recrutement, elle doit se tenir très à jour en matière de stratégies de recrutement, car l’entreprise, qui a connu une croissance impressionnante au cours des dernières années, a constamment besoin de nouveaux talents pour poursuivre son développement.

«Depuis mon embauche chez Frima, il y a 3 ans, nous avons eu à recruter plus de 150 employés, dont une vingtaine ont été embauchés au cours des 2 dernières années par l’intermédiaire des médias sociaux (affichage de postes sur Facebook, chasse de têtes sur LinkedIn). Le recrutement sur les médias sociaux est efficace, mais fait partie d’une stratégie de recrutement plus globale qui ne sous-estime pas l’affichage traditionnel sur les sites d’offres d’emploi ou sur notre site web», explique la conseillère.

«Je consacre environ une heure par jour aux médias sociaux afin d’entretenir les liens avec les candidats potentiels. Le recrutement de personnel senior avec expérience se fait beaucoup par LinkedIn; c’est un excellent canal pour entamer des discussions. L’approche de type chasse de têtes est très efficace sur ce réseau», poursuit-elle. Dans un contexte de pénurie, selon le type de poste et l’expertise recherchée, l’entreprise a parfois eu à ouvrir ses horizons à l’international, démarche facilitée par LinkedIn. «Par exemple, nous avions besoin de quelqu’un de compétent en matière de propriété intellectuelle dans les produits virtuels, ce qui n’existait pas ici. Nous avons dû sortir des frontières pour trouver l’expertise», raconte Mme Rancourt.

«Suivant notre approche de marketing de recrutement, nous publions régulièrement, notamment sur notre page Facebook, différents types de contenus : de l’information sur les activités du club social, des nouvelles sur l’industrie ou sur les projets de l’entreprise, rapporte David Beaulieu, conseiller aux communications chez Frima Studio. Par exemple, dernièrement, nous avons annoncé notre participation au Défi têtes rasées de LEUCAN, ainsi que le lancement de Frima FX, la nouvelle division spécialisée en animation et en effets spéciaux de l’entreprise», illustre-t-il. Cette expansion a d’ailleurs entraîné la création de plus de 20 emplois de spécialistes des effets spéciaux. Cela a nécessité du recrutement sur les marchés local et international et a fait passer à 300 le nombre d’employés de cette entreprise, qui a vu le jour en 2003.

«L’idée, c’est de susciter de l’intérêt et des réactions auprès des internautes qui nous suivent, autant à l’interne qu’à l’externe. C’est d’ailleurs un trait particulier de l’entreprise que beaucoup de collègues de travail sont amis Facebook. Ces connexions contribuent à entretenir la fierté par rapport à l’entreprise, mais également, par effet viral, à mousser l’intérêt pour les postes que nous avons à combler», ajoute le spécialiste des communications. Denis Huot, directeur des ventes chez Frima Studio depuis mars 2011, est un exemple de candidat passif qui a été «chassé» sur LinkedIn par l’entreprise. «Je travaillais et j’avais un compte LinkedIn depuis 2006, surtout pour suivre le mouvement de collègues de l’industrie. Je participais à quelques groupes d’intérêt, sans plus. Mais quand on est sur un tel réseau, on sait qu’on s’expose à être sollicité!» raconte-t-il. Et son profil a intéressé l’équipe de Frima, qui l’a approché… et séduit!

Sur l’utilisation du réseau LinkedIn, Denis Huot ajoute: «Il est important de maintenir un profil à jour, qui correspond à notre CV. Avoir quelques recommandations peut aussi aider. Et contrairement à ce qui est d’usage pour le CV, il est approprié de mettre sa photo sur son profil LinkedIn, pourvu qu’il s’agisse d’une photo professionnelle.» «Il y a d’ailleurs une surveillance exercée sur LinkedIn pour les photos afin de s’assurer que ça reste professionnel», complète Mélanie Rancourt. monemploi.com

Tiré de L’unique répertoire des entreprises qui recrutent,
édition 2011-2012, de Septembre éditeur.

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