Capacité à travailler en équipe, débrouillardise, ponctualité : en consultant les offres d’emploi sur l’internet, on remarque que les employeurs ne font pas preuve d’une grande originalité lorsque vient le temps d’énumérer les aptitudes qu’ils recherchent.

Savoir s’adapter
De nos jours, tout change à une vitesse folle. Afin de s’ajuster rapidement aux bouleversements qui s’opèrent sur le plan de la technologie et des modes de gestion, entre autres, il faut faire preuve d’une grande ouverture d’esprit et d’une volonté d’apprendre. «S’adapter permet de rester dans la course. Mais ce qui est encore mieux, c’est d’être en mesure d’anticiper le changement, parce que cela nous permet d’avoir une longueur d’avance sur les autres», souligne Manon Poirier, CRHA et directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Se fondre dans la culture d’entreprise
Au-delà des compétences techniques, ce sont souvent les valeurs personnelles qui font pencher la balance en faveur d’un candidat ou d’un autre. «Prenons l’exemple d’une entreprise qui valorise beaucoup la santé et le bien-être et qui compte parmi ses employés plusieurs amateurs de compétition extrême comme les Ironman. Lorsqu’un poste s’ouvrira, il est évident que les patrons ne stipuleront pas explicitement qu’ils recherchent un collaborateur qui s’entraîne de façon assidue. Mais au cours des entrevues, il y a fort à parier qu’ils demanderont aux candidats ce qu’ils font de leurs temps libres et que les réponses obtenues influenceront leur choix», affirme Sonia Riverin, associée principale de l’agence de recrutement St-Amour.

Pouvoir communiquer aisément
Autrefois, la capacité à bien s’exprimer et le sens de l’écoute étaient des qualités que l’on associait principalement aux emplois en lien avec le service à la clientèle. «Aujourd’hui, ce sont des prérequis pour n’importe quel type de poste, parce que tout le monde est appelé à travailler en équipe», indique Manon Poirier. «Par ailleurs, la mondialisation nous conduit de plus en plus à brasser des affaires à l’étranger. Les employeurs apprécient donc particulièrement les candidats qui possèdent des connaissances en communication interculturelle», ajoute Sonia Riverin.

Faire preuve d’introspection
En entrevue, les recruteurs demandent souvent aux candidats de leur révéler leur pire défaut. «Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a répondu : “Je suis trop perfectionniste…” En plus de manquer d’originalité, cette affirmation peut trahir une méconnaissance de soi ou une incapacité à assumer ses véritables failles», estime Manon Poirier. Or, savoir identifier ses forces et ses faiblesses est un atout non négligeable, car cela nous permet de mettre nos efforts au bon endroit et de nous entourer de personnes qui nous complètent.

Posséder un bon jugement
Lors des entretiens d’embauche, les recruteurs posent aussi beaucoup de questions inspirées de mises en situation. «Cela nous permet d’évaluer le gros bon sens des postulants, révèle Sonia Riverin. Car bien que ce trait apparaisse rarement sur les offres d’emploi, il ne figure pas moins tout en haut de la liste de critères des employeurs. «Les candidats qui font preuve d’un bon jugement peuvent prendre des décisions justes et éclairées de façon plus rapide. Malheureusement, ça ne s’apprend pas à l’école; c’est un mélange d’instinct, d’expérience et de connaissances», ajoute la chasseuse de têtes.

 

 

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