«Vos paupières sont looouuuurdes, et à trois, vous m’obéirez.» Quand on parle d’hypnose, on pense souvent à son côté sensationnaliste, qui met en spectacle le contrôle absolu d’une personne par un hypnotiseur. Pourtant, l’hypnose fait aussi l’objet d’un usage clinique et gagnerait, selon certains professionnels, à être davantage utilisée dans le milieu scolaire.

«L’hypnose spectacle nuit à la réputation de l’hypnothérapie utilisée dans un contexte professionnel, déplore le Dr Rémi Côté, psychologue à la Commission scolaire de Mont-réal et membre de la Société québécoise d’hypnose. Il faut faire la différence entre les deux, explique-t-il. Si l’hypnose spectacle vise le contrôle d’une autre personne, l’hypnose clinique, elle, encourage plutôt une grande détente et la suggestion de conseils qui aident à l’amélioration de situations problématiques ciblées.»

Le Dr Côté a suivi une formation en hypnose en 2002 et pratique cette technique depuis maintenant une dizaine d’années dans le milieu scolaire, autant avec des groupes qu’en consultations individuelles.

Le psychologue remarque que l’hypnose est surtout efficace chez les élèves anxieux qui ont, par exemple, peur des examens, qui ne savent pas comment gérer leur temps ou qui manquent de confiance en leurs capacités.

Mais comment ça fonctionne exactement? Après avoir eu avec l’élève une discussion qui lui permet de cerner les sources de stress, le psychologue lui suggère de s’installer confortablement, de fermer les yeux et de laisser tout son corps se détendre. Puis, il lui parle d’un lieu, établi au préalable, où l’élève se sent bien. C’est à ce moment que le psychologue prodigue quelques conseils susceptibles de contribuer à l’aider dans sa réussite scolaire. «L’objectif, résume Rémi Côté, c’est simplement de faire tomber les barrières et de rendre l’étudiant réceptif aux outils que je lui propose.»

  • Témoignage

Le cas de Francis, 16 ans
Quand le Dr Rémi Côté a proposé à Francis, 16 ans, de faire de l’hypnose, ce dernier n’a pas hésité. Et après quelques séances, il qualifie son expérience de positive : «L’hypnose me calme et m’aide à visualiser un examen et la note que j’aurai pour que je me sente prêt quand vient le temps de faire l’examen en question, explique-t-il. Et puis, avant, j’étais trop timide pour aller poser des questions aux enseignants quand je ne comprenais pas. Maintenant, j’y vais. Je considère que ces changements sont attribuables à l’hypnose.»

Pour plus d’information, visitez le site de la Société québécoise d’hypnose.

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