Getty Images/iStockphoto On peut également négocier sur d'autres fronts, comme les horaires flexibles, les vacances et le fonds de pension.

En entrevue, que répondre à la question: «À quel salaire vous attendez-vous?»

Ce genre de question est une arme à double tranchant en entrevue: un salaire trop élevé pourrait réduire vos chances de décrocher le poste. Un salaire trop bas… pourrait vous être accordé, même si l’employeur avait l’intention de vous donner plus. Que répondre?

«Tout dépend du pouvoir de négociation et du rapport de force dans l’entretien d’embauche», lance d’emblée Paul Thériault, coach de carrière et associé dans une firme de recrutement. À la première entrevue, le candidat doit susciter un fort intérêt chez le recruteur, afin d’obtenir un meilleur pouvoir de négociation.

Première étape: être bien informé de l’échelle salariale de l’employeur. Consulter des contacts dans son réseau et des professionnels du domaine par LinkedIn permettra d’avoir une meilleure idée du montant que l’entreprise est prête à payer. Il est même possible d’appeler des entreprises concurrentes, ou de demander à quelqu’un de le faire pour nous, afin de connaître le salaire pour un poste similaire.

Avec ces informations en main, l’objectif est de renverser la question et d’amener le recruteur à avancer une échelle salariale une fois en entrevue. «Le premier qui avance un chiffre est dans le trouble, dit Paul Thériault, blaguant à moitié. Il faut creuser le sujet avec des questions ouvertes et être le plus conservateur possible. N’avancez rien si vous ne connaissez pas l’échelle salariale de l’employeur.»

Les recruteurs voient d’un bon œil que le candidat demande ces informations, car cela montre une réflexion intelligente et non de l’arrogance. Pour des postes de plus haut niveau, avancer un chiffre précis donne l’impression d’être fermé d’esprit et plus intéressé par le salaire que par le poste lui-même. «Il faut montrer que l’emploi nous inspire pour telle ou telle raison, et que le salaire, c’est une prime en fin de compte», ajoute Paul Thériault.

La cible à viser
En prenant son courage à deux mains, il faut demander le salaire réaliste qu’on a vraiment en tête. Demander plus bas pourrait se retourner contre soi, car l’employeur peut nous accorder ce montant sans autre formalité. Difficile de négocier à la hausse ensuite.

Demander un salaire trop élevé est également risqué. Le recruteur peut percevoir le fait que le candidat a trop d’expérience pour le poste demandé ou que ses attentes sont trop élevées par rapport au budget de l’entreprise. De plus, si le candidat accepte une baisse trop importante, le recruteur craindra qu’il continue à chercher ailleurs et l’écartera probablement en faveur d’un candidat aux demandes plus réalistes.

Si on demande plus haut, mais que la différence est raisonnable, l’employeur peut l’accorder. On peut également négocier sur d’autres fronts, comme les horaires flexibles, les vacances et le fonds de pension, qui vaut parfois à lui seul plus que la différence salariale à l’embauche. Devant cette épineuse question, le mieux est de ne pas se mouiller, puis de ne pas trop jouer avec le feu!

Aussi dans Carrières :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!