Yves Provencher/Métro Marc-André Huot

CV
Marc-André Huot, bibliothécaire

  • Formation : Maîtrise en sciences de l’information, Université de Montréal, de 2009 à 2011
  • Employeur au moment de l’entrevue : Ville de Montréal
  • Dans la profession depuis : 2011

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Je me suis toujours intéressé au milieu littéraire. J’ai fait un baccalauréat en littérature et j’ai longtemps travaillé dans des librairies. En m’inscrivant à la maîtrise en sciences de l’information, j’ai été surpris de découvrir l’ampleur des services offerts par les bibliothèques.

Quelles sont les principales tâches d’un bibliothécaire?
Je fais un peu de tout : j’aide les usagers dans leurs recherches, je fais de l’animation auprès des jeunes (heure du conte, journée de jeux, etc.), je donne des ateliers de formation en informatique aux adultes. Je m’occupe également de quelques tâches liées à la gestion (horaire des employés, programmation des activités et des conférences, etc.) et à l’achat de livres, de documents et de jeux vidéo.

Quelles qualités doit posséder un bibliothécaire?
Chaque milieu a ses particularités, mais dans le milieu public, je dirais qu’il faut être proactif. C’est un milieu en grande mutation, il faut donc savoir s’adapter et apporter de nouvelles idées afin d’améliorer l’offre de services aux citoyens. Il faut aussi être créatif et curieux.

Quels aspects du travail préférez-vous?
J’aime beaucoup travailler avec le public. Lorsque je donne des formations et que je sens que j’ai réussi à aider quelqu’un, je trouve ça très valorisant.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Devoir faire face à l’inconnu. Quand je suis arrivé dans le milieu, je n’avais pas beaucoup d’expérience, notamment en ce qui concerne l’animation avec les enfants. C’est parfois difficile d’essayer de nouvelles choses, de sortir de sa zone de confort.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir bibliothécaire?
Je lui dirais qu’il faut rester soi-même. C’est en conservant notre originalité et notre signature personnelle qu’on réussit à créer de bons liens avec les usagers et avec nos collègues.

Une carrière pour les amoureux des livres

L’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal et l’Université McGill sont les deux seules institutions québécoises à offrir la maîtrise en sciences de l’information. Comme on peut le lire sur le site de l’EBSI, ce programme reconnu par l’American Library Association «vise à former des professionnels de l’information capables d’identifier, d’acquérir, de conserver, d’organiser, de gérer et de diffuser toute forme d’information consignée au bénéfice des clientèles de tous les types de milieux documentaires.»

Les postes et les milieux de travail qui attendent les finissants sont nombreux et diversifiés. Public, privé, milieu universitaire ou médical… Il y a autant de types de postes disponibles que de bibliothèques : bibliothécaire, archiviste, recherchiste, documentaliste, indexeur, catalogueur, etc. Les détenteurs d’une maîtrise en sciences de l’information sont donc bien loin du commis qui s’occupe de classer les livres sur les rayons et de gérer les prêts et les retours de documents. «Selon le type d’institution où il travaille, le bibliothécaire peut avoir différentes fonctions, plus ou moins visibles pour le public, comme le choix de la documentation, le développement des collections, la planification et l’animation des activités», mentionne Clément Arsenault, professeur agrégé, directeur de l’EBSI et responsable de la maîtrise en sciences de l’information.

Pour être admis dans ce programme, le seul préalable est de posséder un baccalauréat dans n’importe quelle discipline. «On juge que le bibliothécaire touche plusieurs sujets et qu’il peut travailler dans différentes bibliothèques, selon sa spécialité. La maîtrise est un moyen de faire fructifier son baccalauréat», explique M. Arsenault. Ainsi, des étudiants de tous les milieux convergent vers ce programme universitaire qui offre d’excellentes perspectives d’emploi : «En 2012, 92,5 % de nos finissants ont trouvé un emploi», affirme Isabelle Bourgey, coordonnatrice de stages à l’EBSI.

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Faits saillants

  • Seuls les membres de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec peuvent utiliser le titre de bibliothécaire professionnel.
  • Le salaire annuel d’un bibliothécaire varie selon son poste et son milieu de travail. Il peut aller de 27 500 $ (entreprise privée) à 137 169 $ (fonction publique).

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