collaboration spéciale Marie-Claude Huberdeau, en compagnie d’une élève de Cotonou

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) lance un réseau international d’écoles pas comme les autres.

Initiateur, réalisateur et gestionnaire: trois mots pour résumer le rôle de l’élève selon la pédagogie entrepreneuriale. Depuis trois ans, la CSMB applique cette approche dans une douzaine d’établissements. Plusieurs pratiques implantées de longue date relevaient déjà de ce modèle, sans être identifiées comme telles, précise sa présidente, Diane Lamarche-Venne. Forte de son expérience, la CSMB a décidé d’initier une Organisation internationale reliant les Écoles communautaires entrepreneuriales conscientes, l’OIECEC.

Exporter le modèle, chapeauter l’attribution d’un sceau de qualité qui entérinerait le statut d’école entrepreneuriale et créer un réseau d’échange d’expertise: triple objectif pour la toute jeune organisation, lancée fin mars au Bénin. À titre d’initiatrice, la CSMB véhicule des outils théoriques et endosse le rôle de ressource vis-à-vis des écoles qui implantent la pédagogie ECEC. Pour l’instant, l’Afrique du Nord et l’Europe francophone sont les régions les plus actives. Une dizaine de pays répartis sur tous les continents explorent actuellement la possibilité de faire naître des ECEC.

De retour de Cotonou, où elle a participé à l’inauguration de l’OIECEC, Marie-Claude Huberdeau, directrice de l’école secondaire Saint-Georges à Sainte-Anne-de-Bellevue, raconte comment des élèves se sont approprié la gestion de la salle de sport de leur école. «Abonnements, horaires… ils s’occupent de tout. Il a fallu aller au Bénin pour voir ça! Ici, c’est l’enseignant qui gère. Pourquoi ne pas mettre les capacités de nos étudiants à profit?»

«La difficulté à faire réussir nos jeunes nous a imposé de faire autrement. Le modèle entrepreneurial est un bel outil parce qu’il fait de l’élève un acteur [de son apprentissage].» Selon Diane Lamarche-Venne, le sentiment d’appartenance qui en découle est un indéniable facteur de réussite. L’engagement au sein de l’école et de la communauté «aide les élèves qui cherchent leur place, et apprend à ceux qui fonctionnent déjà bien à innover, à prendre une part active à la vie de leur communauté», renchérit Marie-Claude Huberdeau.

Intégrer cette pédagogie au programme académique classique signifie certes un surcroît de travail pour l’enseignant, croit Mme Lamarche-Venne. «Mais quand ils me disent qu’ils n’ont plus de gestion de classe à faire, ça parle! […] Et ça permet de se concentrer sur autre chose», apprentissages et pédagogie en premier lieu.

L’ECEC (École communautaire entrepreneuriale consciente)
Développée au Canada par Rino Lévesque en 1991, elle «éduque et forme dans une perspective visant le développement de la personne (…) et le développement à portée sociale». Elle se donne comme objectif de faire apprendre «différemment, davantage, plus globalement.» L’épanouissement des élèves les incite à prendre part à la vie de leur communauté de façon plus responsable et active.

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