Métro Une activité de formation, c’est un cadeau que l’entreprise se fait et qu’elle fait à ses employés. Alors, pourquoi ne pas en faire une fête, une journée spéciale en sortant de l’entreprise?

Quand vient le temps de trouver des solutions pour assurer la formation continue de leurs employés, les entrepreneurs ne pensent pas toujours à faire appel à l’expertise du réseau public collégial. Et pourtant!

En effet, les collèges québécois offrent aussi des formations multidisciplinaires reconnues aux entreprises. Christian Roy, conseiller pédagogique – services aux entreprises à la Direction de la formation continue et des services aux entreprises du Collège Lionel-Groulx, explique les étapes de la mise en place d’une stratégie de formation visant à améliorer l’efficacité des organisations et de leurs troupes.

«La formation, c’est notre métier, c’est notre raison d’être, dit Christian Roy. On est outillé en conséquence: on a des locaux, des laboratoires et un personnel enseignant qualifié. Pour répondre aux besoins des entreprises, on peut aussi aller chercher des ressources à l’externe qui sont expertes dans un domaine précis.»

L’analyse des besoins
Étape numéro 1: le diagnostic initial. Un employeur qui détecte une situation problématique dans son entreprise doit d’abord réaliser une évaluation à l’interne.

«Souvent, les entreprises ont tendance à nous approcher avec le symptôme et non la cause du problème. Notre éthique professionnelle consiste à travailler sur la cause», explique M. Roy. D’où l’importance de trouver un partenaire de confiance qui prendra le temps d’analyser la situation de l’entreprise et de bien cerner les besoins réels de formations pour les employés.»

«En faisant l’analyse des besoins, on sera aussi en mesure de dire à l’entrepreneur comment tirer parti des fonds gouvernementaux. Dans certains cas, les formations peuvent être subventionnées à 100%. Mais peu d’entrepreneurs savent qu’il y a beaucoup d’argent disponible pour financer les formations», constate Christian Roy.

Une offre de formation conçue sur mesure
Le service aux entreprises offert par les institutions collégiales reprend en quelque sorte le principe des cours particuliers. Une fois que les besoins en formation ont été identifiés, un «expert de contenu» sera mis en contact avec l’entreprise pour qu’ensemble, ils développent les aspects qui seront enseignés aux salariés.

«Chaque contenu de formation sera créé spécifiquement au cas par cas, explique M. Roy. On ne fait pas juste de la théorie, on va dans le concret, on adapte nos outils en fonction des besoins des équipes.»

Pour Christian Roy, c’est une étape «cruciale» au cours de laquelle le formateur pourra faire passer des tests préliminaires aux salariés pour qu’il soit en mesure d’apprécier s’il y a un décalage entre la perception qu’ils ont de leurs compétences et leurs savoir-faire réels.

La formation: sur place ou à emporter?
Si l’entreprise ne veut pas envoyer ses employés au collège, c’est le collège qui ira à eux. Mais, «le danger de faire la formation sur le lieu de travail est d’être dérangé: il n’y a rien de pire que de faire une formation dans une salle de conférence et qu’il y ait à tout bout de champ des intervenants qui se lèvent parce qu’on a besoin d’eux pendant cinq minutes.»

Si certaines formations, comme celle sur la gestion du temps, ne durent que quelques heures, d’autres peuvent s’étaler sur plusieurs demi-journées réparties sur une année. Toutefois, Christian Roy est formel: les formations ne «dérèglent» aucunement le calendrier d’activités d’une entreprise.

«Une activité de formation, c’est un cadeau que l’entreprise se fait et qu’elle fait à ses employés. Alors, pourquoi ne pas en faire une fête, une journée spéciale en sortant de l’entreprise? suggère-t-il. Le simple fait de changer de lieu physique met les gens dans une prédisposition à mieux apprendre.»

L’évaluation et le suivi
On entend parfois les entreprises frileuses à investir dans la formation de leurs employés avancer que les formations ne donnent jamais rien. À cette objection, le conseiller pédagogique répond qu’il faut évidemment «avoir défini un objectif bien clair au début de la formation pour pouvoir mesurer si cet objectif a été atteint, sans quoi on sera toujours dans une impression qu’il n’y a pas eu de progression».

Pour que la boucle soit bouclée, un suivi permettra de se demander à quel point les objectifs ont été atteints et s’il n’y a pas de nouveaux besoins qui ont émergé à la suite de la formation.

Spécialité
Gestion des ressources humaines, agroalimentaire, tourisme, etc. À chaque collège sa spécialité. Pour guider les entreprises qui recherchent de l’expertise en formation, la Fédération des cégeps a mis en place depuis peu une ressource sur le Web: cegepsetcies.com

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