Métro Le mécanicien en machines fixes œuvre notamment dans les hôpitaux, universités, industries, usines, brasseries, papetières.

On connaît tous le mécanicien automobile, mais moins le mécanicien de machines fixes. En quelques mots, celui-ci entretient, opère et répare divers équipements de chauffage et de climatisation. Bref, il travaille avec des machines qui, à la moindre défectuosité, peuvent exploser!

C’est pourquoi le cours prévoit un volet santé et sécurité, qui est nécessaire pour avoir la carte d’ASP construction et accéder aux chantiers, raconte Stéphane Côté, enseignant en mécanique de machines fixes et chef de groupe au centre de formation professionnelle Dalbé-Viau. Le métier de mécanicien de machines fixes exige par ailleurs l’obtention de qualifications. Pour l’entrée sur le marché du travail, le mécanicien de machines fixes doit détenir la classe 4.

Le mécanicien de machines fixe œuvre notamment dans les hôpitaux, universités, industries, usines, brasseries, papetières. Le choix ne manque pas, puisque de nos jours, les grands édifices nécessitent toujours d’effectuer des tâches d’entretien et de maintenance des machines. «Nos étudiants ont la chance – et l’obligation – d’explorer le vaste monde du travail pendant leurs études», ajoute par ailleurs Stéphane Côté. Ainsi, les étudiants auront durant leurs 18 mois de formation quatre stages d’environ un mois chacun. C’est l’établissement qui fait le lien entre les élèves et les entreprises.

Si ces stages ne sont pas rémunérés, la situation des travailleurs une fois sur le marché de l’emploi a de quoi faire des envieux. En plus d’un taux de placement rapide tournant autour de 96%, le salaire moyen est d’environ 25$ de l’heure, et peut évidemment augmenter. Les départs à la retraite prévus dans les prochaines années augmenteront davantage les besoins de la main-d’œuvre: c’est une des raisons qui fait de la mécanique de machines fixes un métier d’avenir.

Entrevue. Haute tension

Machine fixe Stéphane LaroucheCV

  • Nom : Stéphane Larouche
  • Âge : 44 ans
  • Employeur au moment de l’entrevue : Rio Tinto Alcan

Pourquoi avoir choisi cette profession?
Dans un premier temps, c’est un métier qui m’avait été référé par plusieurs personnes que je connaissais personnellement. J’ai donc été curieux d’en savoir plus, et j’ai rapidement été attiré par la stabilité du travail, les horaires réguliers et le salaire plus qu’intéressant. Aussi, j’aimais le fait que les responsabilités soient très importantes, c’est valorisant. En tant que mécanicien de machines fixes, tu es toujours le premier rentré et le dernier sorti d’une bâtisse!

A quoi ressemble une journée de travail?
J’arrive à 6h30 du matin, et je repars à 18h30: ce sont donc des journées de 12 heures, mais trois ou quatre jours par semaine en alternance. Les journées varient: certaines sont très tranquilles, d’autres jours, il y a des problèmes qui surviennent et qu’il faut régler à toute vitesse! Je travaille principalement sur des appareils de climatisation, de chauffage et de réfrigération. Nous procédons à la vérification des équipements, du débit, de la pression, de la production de vapeur, etc. Durant mes journées de congé, j’enseigne la mécanique de machine fixe à la Commission scolaire De La Jonquière.

Quelles sont les qualités requises pour exercer cet emploi?
Je dis toujours qu’il faut avoir un esprit reposé, c’est-à-dire être calme dans les situations de crise. Parfois, il y a beaucoup d’alarmes qui hurlent: il faut rester terre-à-terre, ne pas paniquer. Aussi, il est important d’avoir le sens des responsabilités et d’être capable de travailler en équipe, dépendamment des milieux de travail. Finalement, il faut évidemment être habile de ses mains, et avoir l’œil pour diagnostiquer les situations.

Quels sont les aspects du travail que vous préférez? Et les plus difficiles?
J’adore le fait de pouvoir montrer à mon employeur que mon travail lui fait sauver de l’argent! En effet, l’efficacité énergétique et le bon entretien des équipements peuvent faire des miracles. Ce qui peut être un plus grand défi, c’est de travailler sous pression… et avec des appareils à haute pression.

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